Reçu en soirée par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, le leadership de la Force du progrès a été sévèrement interpellé sur les dérives signalées au sein du mouvement. Le gouverneur a exigé des propositions concrètes en vue d’un éventuel accompagnement institutionnel.
Dans la nuit de mardi 23 juin, peu avant le coup d’envoi du match RDC–Colombie, Daniel Bumba Lubaki a accordé une audience d’environ une heure aux responsables de la Force du progrès. La rencontre a principalement porté sur la discipline interne et le respect de l’autorité de l’État au sein de cette structure affiliée à la Ligue des jeunes de l’UDPS/Tshisekedi.
Le gouverneur n’a pas mâché ses mots. Il a demandé aux dirigeants du mouvement de mettre fin aux comportements arbitraires et aux pratiques susceptibles de ternir son image. Selon lui, il est indispensable de mettre en place des mécanismes de gouvernance clairs afin de prévenir toute infiltration et de mettre un terme aux actes contraires à la loi qui lui sont attribués.
Daniel Bumba Lubaki a également insisté sur la nécessité de respecter les principes de non-violence prônés par les fondateurs de l’UDPS. À ses yeux, l’action politique doit impérativement s’inscrire dans le cadre de la légalité, du respect des institutions et de l’ordre public.
Avant de clôturer la réunion, le gouverneur, surnommé par certains Kinois « le Bulldozer », a fixé un rendez-vous de suivi. Il a demandé aux responsables de la Force du progrès de soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions précises susceptibles de permettre à la ville de leur apporter un accompagnement adapté. Ces recommandations devront notamment viser la professionnalisation du mouvement, le renforcement de son encadrement ainsi que la transparence de ses activités.
La suite dépendra désormais des mesures qui seront présentées par les responsables de la Force du progrès. Les autorités provinciales ont indiqué qu’elles examineront ces propositions avant toute décision relative à un éventuel soutien institutionnel.
L’opinion publique attend désormais des actions concrètes capables de traduire, sur le terrain, les engagements pris lors de cette rencontre.
Joëlle Luniongo


