De retour à Kinshasa vendredi 3 juillet après une vaste mission d’inspection sur la Route nationale n°1 (RN1), le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, n’a marqué aucun temps d’arrêt. Dès le 4 juillet samedi, il a présidé la réunion du Comité de pilotage du projet de réhabilitation de la route Kananga–Kamuesha, un tronçon stratégique de 150 kilomètres financé par l’Union européenne à hauteur de 200 millions d’euros.
Cette séance de travail entre dans la continuité directe de la caravane infrastructurelle conduite par le ministre sur près de 3 000 kilomètres à travers le pays, de Kinshasa jusqu’à Lubumbashi, visant à évaluer l’état réel des infrastructures routières et à accélérer la mise en œuvre des chantiers prioritaires.
Le projet Kananga–Kamuesha est considéré comme un axe vital pour la mobilité dans le Grand Kasaï. Il doit permettre de renforcer la liaison entre Kananga et les zones frontalières proches de l’Angola, tout en facilitant les échanges économiques entre le Kasaï Central et les autres provinces de la région.
Financé par l’Union européenne, ce programme prévoit la modernisation complète de la chaussée, la réhabilitation des ouvrages de franchissement, l’amélioration du système de drainage ainsi que l’ensemble des infrastructures connexes destinées à garantir la durabilité de la route.
Lors de la réunion du Comité de pilotage, le ministre John Banza Lunda a insisté sur la nécessité de transformer les engagements en résultats concrets sur le terrain. Selon les orientations fixées, un planning d’exécution renforcé devra être finalisé dans les prochains jours, avec une évaluation technique attendue d’ici le 20 septembre.
L’objectif final reste de livrer l’ouvrage d’ici juin 2027, dans le respect des normes de qualité, des délais contractuels et des exigences environnementales et sociales.
Le projet est présenté comme un levier de développement pour les populations locales. Les autorités estiment qu’il contribuera à réduire les coûts de transport, à améliorer l’accès aux services sociaux de base et à dynamiser les échanges commerciaux dans une région longtemps enclavée.
La phase de construction devrait également générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, tout en stimulant les activités agricoles et commerciales grâce à une meilleure circulation des produits vers les centres de consommation.
Cette réunion intervient dans un contexte plus large de suivi intensif des chantiers routiers à travers le pays. La caravane infrastructurelle menée par le ministre a permis de traverser plusieurs provinces et de dresser un état des lieux des principaux axes nationaux, notamment la RN1.
Pour les autorités, il s’agit désormais de traduire ces constats de terrain en actions rapides et coordonnées, afin d’accélérer la modernisation du réseau routier et de renforcer la connectivité entre les provinces de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


