Le Directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, a participé, lundi 20 juillet, à une audition organisée par la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance du Sénat, dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux marchés boursiers. Au cœur des échanges figuraient la sécurisation juridique des actifs miniers et la future création d’une bourse des marchandises destinée à renforcer la transparence du commerce des ressources minérales en République démocratique du Congo.
Invité par la commission sénatoriale, le directeur général du CAMI a présenté la contribution que peut apporter son institution à la mise en œuvre de cette réforme, en insistant sur son rôle dans la sécurisation des titres miniers et la fiabilité des informations relatives au secteur extractif.

Au cours de son intervention, Popol Mabolia Yenga a rappelé que le Cadastre minier constitue un acteur clé dans la gestion du domaine minier national, en assurant la traçabilité et la sécurité juridique des actifs miniers appelés à être valorisés sur les futurs marchés boursiers.
Selon le CAMI, la crédibilité d’un marché boursier des ressources minières repose avant tout sur la disponibilité de données fiables et sur un système garantissant la sécurité des droits miniers.

Cette audition a eu lieu dans le cadre de l’examen du projet de loi portant organisation des marchés boursiers en République démocratique du Congo, lequel prévoit notamment la création d’une bourse des marchandises destinée à faciliter les échanges commerciaux autour des ressources minières produites dans le pays.
Les autorités entendent moderniser les circuits de commercialisation des minerais, améliorer leur traçabilité et renforcer la transparence des transactions.
Dans cette perspective, le Cadastre minier s’est présenté comme un maillon stratégique en amont de la chaîne de valeur minière. L’établissement estime que son expertise dans la gestion des titres et des informations minières constitue un levier essentiel pour sécuriser les investissements et lutter contre la fraude dans le secteur.
La participation du CAMI à ces travaux parlementaires témoigne ainsi de la volonté des pouvoirs publics d’associer les principales institutions du secteur minier à l’élaboration d’un cadre légal appelé à accompagner le développement des marchés financiers et la valorisation des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


