Le Gouvernement congolais et le secteur privé ont réaffirmé leur volonté de travailler en synergie pour améliorer le climat des affaires et accroître la compétitivité des produits « Made in DRC » sur les marchés internationaux. Cet engagement a été au centre de la matinée d’information commerciale organisée jeudi 16 juillet à Kinshasa par le ministère du Commerce extérieur avec les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Conduite par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, cette rencontre s’est tenue dans le cadre du dialogue permanent entre l’État et les opérateurs économiques en vue d’accompagner les réformes engagées pour moderniser le commerce extérieur, stimuler les exportations et renforcer l’industrie locale.
Entouré des experts de son ministère ainsi que des responsables de l’Office congolais de contrôle (OCC) et de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX), le ministre a présenté les principales réformes déjà mises en œuvre. Il a notamment évoqué la dématérialisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des marchandises, la digitalisation des postes frontaliers à arrêt unique, le lancement du Régime commercial simplifié (RECOS), la ratification de plusieurs accords commerciaux internationaux ainsi que la modernisation des laboratoires de l’OCC pour garantir la qualité des produits congolais.
L’un des principaux messages de cette rencontre a porté sur les nouvelles opportunités offertes aux entreprises congolaises sur les marchés internationaux. Julien Paluku a annoncé que près de 6 000 produits fabriqués en République démocratique du Congo pourront désormais accéder au marché des Émirats arabes unis sans droits de douane, grâce aux accords commerciaux conclus par le Gouvernement.
Le ministre a toutefois précisé que ces avantages concernent exclusivement les produits d’origine congolaise répondant aux règles d’origine prévues dans les accords de libre-échange.
« Les échanges ne concernent que les produits d’origine. Si un produit provient d’un autre pays et ne fait que transiter par un État avec lequel nous avons signé un accord, il ne bénéficie pas de ces avantages. L’origine est déterminée notamment en fonction du pourcentage d’intrants locaux utilisés », a expliqué Julien Paluku.

Le ministre a encouragé les opérateurs économiques à tirer pleinement profit des débouchés ouverts en Chine, au Royaume-Uni, aux États-Unis, notamment grâce au renouvellement de l’AGOA, ainsi qu’au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Julien Paluku a également réaffirmé la détermination du Gouvernement à poursuivre l’assainissement du climat des affaires, conformément aux orientations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a rappelé que les efforts se poursuivent pour supprimer les taxes jugées pénalisantes, lutter contre la corruption et mettre fin aux pratiques administratives qui freinent les investissements.

De son côté, le président de la Fédération des entreprises du Congo, Robert Malumba, a salué cette initiative qu’il considère comme une étape importante vers une meilleure collaboration entre le secteur public et le secteur privé.
« Cette rencontre était nécessaire pour voir comment rendre les produits fabriqués localement en RDC plus compétitifs sur les marchés internationaux par rapport aux autres pays voisins », a déclaré le président de la FEC.

Il a insisté sur le fait que le patronat congolais ne réclame pas une suppression des obligations fiscales, mais plutôt davantage de transparence, de prévisibilité et d’équité dans leur application.
Les deux parties ont convenu d’institutionnaliser des rencontres d’évaluation semestrielles ainsi que des concertations spécifiques avant l’élaboration de chaque loi de finances, afin d’assurer un suivi régulier des réformes et de lever les obstacles auxquels font face les entreprises.
Le Gouvernement entend consolider un partenariat durable avec le secteur privé pour accroître les exportations, promouvoir la production locale, attirer davantage d’investissements et faire du « Made in DRC » un véritable levier de diversification de l’économie congolaise.
Lydia Mangala


