Le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, a exhorté les 200 jeunes filles et femmes bénéficiaires de la huitième édition des formations de la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME) à transformer les compétences acquises en véritables entreprises créatrices d’emplois.
Intervenant lors de la cérémonie de remise des brevets et des kits métiers organisée ce mercredi 29 juillet au Pullman Hôtel, le membre du Gouvernement a inscrit cette initiative dans la dynamique du Programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.
Dans une intervention volontairement spontanée, Justin Kalumba a expliqué avoir choisi de s’adresser aux lauréates avec le cœur plutôt qu’à travers un discours préparé.
Le ministre a d’abord replacé cette cérémonie dans le contexte du Programme présidentiel lancé le 30 juin 2026 par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, destiné à favoriser l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.

Selon lui, les formations dispensées par la Fondation GRAME répondent directement aux objectifs de cette initiative nationale en dotant les femmes de compétences professionnelles susceptibles de déboucher sur un emploi ou sur la création d’une activité économique.
« À partir du moment où vous avez la formation, vous avez deux parcours qui s’offrent à vous : le premier, c’est l’emploi ; le deuxième, c’est l’entrepreneuriat. Et moi, comme ministre de l’Entrepreneuriat, je vous encourage à aller vers le troisième axe. Vous avez été formées, vous avez les kits métiers, alors créez votre entreprise », a déclaré Justin Kalumba.

Pour le ministre, chaque bénéficiaire possède désormais les outils nécessaires pour devenir créatrice de richesse plutôt que simple demandeuse d’emploi.
« Même si vous êtes seule dans cette entreprise, elle vous appartient. Demain, vous deviendrez chef d’entreprise et ce sont ceux qui cherchent aujourd’hui un emploi qui viendront déposer leurs candidatures chez vous », a-t-il poursuivi..

Outre l’entrepreneuriat individuel, Justin Kalumba a insisté sur l’importance de développer une culture de collaboration entre les femmes afin d’accroître leurs chances de réussite.
Il a estimé que les projets collectifs offrent davantage de possibilités d’accompagnement et de financement.

« Vous ne réussirez jamais seules. Il faut toujours vous mettre ensemble, créer des coopératives, des entreprises avec plusieurs partenaires. C’est à ce moment-là que nous pourrons vous accompagner davantage », a-t-il affirmé.
Selon lui, cette solidarité constitue un levier essentiel pour bâtir des entreprises capables de répondre à des marchés de plus grande envergure.

Le ministre de l’Entrepreneuriat a également présenté la stratégie d’accompagnement que son ministère entend développer autour de trois piliers qu’il résume par les « 3 C » : les capacités, le crédit et les contrats de marché.
Il a expliqué que la première étape consiste à renforcer les compétences des bénéficiaires, avant de faciliter leur accès aux financements et aux équipements nécessaires.
Enfin, le Gouvernement entend les accompagner dans la conquête des marchés publics.
« Après la formation et les équipements, nous allons vous ouvrir la porte au troisième C : les contrats de marché. Nous voulons que les entreprises portées par les femmes puissent accéder aux marchés publics et privés », a-t-il indiqué.

Justin Kalumba a, dans ce cadre, plaidé pour une discrimination positive en faveur des entreprises féminines.
« Les entreprises dirigées par des femmes doivent être favorisées et priorisées. C’est une question de justice sociale », a soutenu le ministre.
Placée sous le parrainage de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, cette cérémonie a marqué la clôture de la huitième édition des formations techniques accélérées organisées par la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME).

Les 200 lauréates ont reçu leurs certificats ainsi que des kits métiers dans plusieurs filières, notamment la coupe et couture, l’esthétique générale, le maquillage, la transformation agroalimentaire et d’autres métiers destinés à favoriser leur réinsertion socio-économique.
En cinq années d’existence, la Fondation GRAME revendique plus de 3 000 membres, plus de la moitié ayant bénéficié de formations professionnelles gratuites. Au total, 1 114 kits métiers ont déjà été distribués afin de soutenir la création d’activités génératrices de revenus et contribuer à la lutte contre la pauvreté.
Lydia Mangala


