L’intervention de l’honorable Zacharie Babaswe apporte un éclairage direct sur l’incident survenu entre Koffi Olomidé et Fally Ipupa lors de la réception organisée à l’occasion de l’anniversaire du président Félix Tshisekedi. Ses propos contredisent la version avancée par Yves Kambala et relancent les débats sur le déroulement réel de cette séquence de réconciliation artistique.
L’affaire, qui a marqué la réception présidentielle, connaît ainsi un nouveau rebondissement après la prise de parole de Zacharie Babaswe, présenté comme témoin direct des faits. Il remet en cause certaines déclarations circulant dans l’opinion et met au défi ceux qui diffusent ces versions de prouver leur présence sur les lieux.
« Était-il présent à la fête ? Je le mets au défi de nous dire le numéro de sa table », a lancé Babaswe, estimant que seule l’expérience directe permet de relater fidèlement les événements.

Selon son récit, la démarche présidentielle visait à faire de Fally Ipupa un symbole d’unité de la musique congolaise. Une réunion préparatoire aurait été organisée dans l’après-midi à la Cité de l’OUA afin de coordonner la séquence de réconciliation. D’après lui, Koffi Olomidé n’y aurait pas pris part, ce qui aurait déjà compliqué l’organisation et suscité une certaine déception au sein du protocole.
Lors de la soirée, le dispositif prévoyait que Koffi invite Fally sur scène au moment de la découpe du gâteau pour une prestation commune. Babaswe affirme toutefois que ce geste n’a pas été exécuté comme convenu. Il indique également que Fally Ipupa, une fois monté sur scène, aurait multiplié les signes de salutation sans obtenir de réponse immédiate.
La situation se serait tendue lorsque Koffi Olomidé a poursuivi sa prestation sans exécuter le titre initialement prévu pour sceller la réconciliation. Après intervention des services de la Présidence, il aurait finalement invité Fally Ipupa à le rejoindre sur scène, dans un contexte jugé délicat par plusieurs témoins.
Selon Babaswe, certains propos et attitudes auraient été perçus comme maladroits par une partie de l’assistance. Il rapporte également que des proches de Fally auraient tenté de le dissuader de monter sur scène, avant qu’il ne soit finalement convaincu par Vital Kamerhe, présent à la table présidentielle. Le président aurait exprimé sa déception face à la situation.
La version de Zacharie Babaswe s’oppose ainsi à celle d’Yves Kambala, alimentant une polémique sur la lecture réelle des faits. En mettant en doute la crédibilité de certains récits, il insiste sur la nécessité de s’en tenir aux témoignages directs.
À ce stade, ni la Présidence, ni Koffi Olomidé, ni Fally Ipupa n’ont publié de communiqué officiel confirmant ou infirmant les différentes versions. Certaines sources non confirmées évoquent néanmoins une audition de Koffi Olomidé par les services compétents après l’événement.
Cet épisode, au-delà du monde artistique, relance les interrogations sur la gestion protocolaire des grands événements publics et sur la circulation d’informations non vérifiées autour de faits sensibles.
Joëlle Luniongo


