Le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba Kabuya, a réuni le mercredi 24 juin à Kinshasa des représentants des partis politiques de l’opposition, de la majorité ainsi que des acteurs de la société civile, dans le cadre d’une concertation consacrée à la protection des citoyens lors des manifestations publiques.
Cette rencontre avait pour objectif de passer en revue les enjeux liés à l’encadrement des marches et rassemblements politiques, dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes autour de la sécurité des manifestants et du respect des droits fondamentaux.

À l’issue des échanges, le ministre Samuel Mbemba s’est exprimé devant la presse pour rappeler la responsabilité de l’État dans la protection de tous les citoyens, quelles que soient leurs opinions politiques.
Il a notamment insisté sur la nécessité d’un encadrement rigoureux des manifestations publiques, évoquant la situation sécuritaire dans certains espaces sensibles de la capitale, notamment la commune de la Gombe, considérée comme zone administrative particulière.

Selon lui, certaines informations laissent penser que des initiatives de mobilisation pourraient comporter des risques pour la sécurité des participants eux-mêmes, appelant ainsi les organisateurs à privilégier des démarches conformes aux normes de sécurité et de responsabilité.
Le ministre a, par ailleurs, déconseillé toute pratique susceptible de mettre en danger la vie des citoyens ou de compromettre le bon déroulement des manifestations prévues, notamment celle annoncée pour le 8 juillet.

Sur le plan politique, Samuel Mbemba a également abordé la question des revendications liées à la démission du Chef de l’État. Il a estimé que cette exigence ne reposait pas sur des fondements institutionnels solides, rappelant que le débat constitutionnel en cours s’inscrit dans le cadre des mécanismes prévus par les institutions de la République, notamment après l’adoption d’une loi référendaire par le Parlement.
Cette concertation intervient dans un contexte politique où les tensions autour de l’organisation des manifestations et des revendications sociales et politiques restent particulièrement suivies, les autorités appelant à la préservation de la paix sociale et du respect des institutions.
Lydia Mangala


