L’aventure des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026 s’est arrêtée brutalement en seizièmes de finale, après une défaite cruelle face à la Belgique (3-2). Une élimination qui provoque un véritable séisme médiatique à Dakar, où la presse sportive pointe largement du doigt le sélectionneur Pape Thiaw.
Le football sénégalais traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Alors que le peuple espérait un nouvel exploit sur la scène mondiale, le rêve s’est effondré au bout des prolongations, à la 120e minute de jeu. Ce matin, les kiosques de la capitale affichent une colère unanime, et les analyses sont particulièrement sévères à l’encontre du staff technique.
Le quotidien Yoor-Yoor ouvre le bal des critiques avec une analyse au vitriol de la fin de match. Le journal titre sans détour : « Comment le coach a offert la qualification à la Belgique ». Selon la rédaction, ce revers porte la marque d’une gestion tactique et humaine jugée catastrophique, plus que celle des joueurs, pourtant combatifs jusqu’au bout.
La déception est telle qu’elle se passe parfois de longs discours. Le Soleil, habituellement mesuré, résume le sentiment général en une formule choc : « coachmardesque ». Un terme qui traduit le cauchemar tactique vécu par les supporters durant plus de deux heures d’angoisse. De son côté, L’OBS choisit l’ironie et barre sa Une d’un cinglant : « Pape, ciao ! ».
Le débat technique s’invite également dans les colonnes de Walf Quotidien, qui dissèque la rencontre et évoque « une faute technique de Pape Thiaw », pointant des changements tardifs et un schéma tactique trop prudent. Rewmi Sports abonde dans le même sens et estime que « Pape Thiaw a sabordé le Sénégal », transformant une possible qualification en immense désillusion nationale.
Enfin, le site spécialisé Wiwsport parle d’un « ultime coaching perdant ». Le média souligne que les choix du banc, censés apporter du sang neuf, ont plutôt déséquilibré l’équipe dans un moment décisif, engageant fortement la responsabilité du staff technique dans ce fiasco.
L’heure des comptes a sonné pour le football sénégalais. Si les joueurs quittent la compétition la tête haute après un combat intense, Pape Thiaw se retrouve aujourd’hui sous pression, face à une opinion publique et une presse sportive qui réclament des changements à la tête de la sélection.
Josaphat Mayi


