À Kinshasa, depuis plusieurs jours, les habitants de la capitale congolaise font face à une période de fraîcheur particulièrement marquée. Les matinées et les nuits sont caractérisées par une baisse sensible des températures, un phénomène que les services météorologiques présentent comme plus prononcé que la normale pour cette période du mois de juillet. Les autorités invitent déjà la population à renforcer les mesures de protection, notamment en faveur des personnes les plus vulnérables.
Si certains habitants apprécient cette fraîcheur inhabituelle, les professionnels de santé mettent en garde contre ses conséquences. Les enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes souffrant de maladies chroniques figurent parmi les plus exposés aux complications liées au froid.
Une hausse des maladies respiratoires redoutée
Lors des périodes de froid, les structures sanitaires enregistrent généralement une augmentation des infections respiratoires. Rhume, grippe, angine, bronchite, sinusite ou encore pneumonie font partie des affections les plus fréquemment observées. Les personnes asthmatiques peuvent également voir leurs crises s’aggraver sous l’effet de l’air froid.
Chez les enfants, dont le système immunitaire est encore en développement, une simple toux ou un rhume mal pris en charge peut évoluer rapidement vers une infection plus sévère. Les nourrissons et les jeunes enfants restent particulièrement fragiles face à ces changements climatiques.
Les adultes ne sont pas épargnés. Les personnes vivant avec des maladies cardiovasculaires ou respiratoires peuvent connaître une aggravation de leur état de santé lorsque les températures diminuent. Le froid peut également favoriser la circulation de certains virus respiratoires.
Des conditions de vie qui accentuent les risques
À Kinshasa, de nombreuses familles vivent dans des logements peu adaptés pour se protéger contre les basses températures. Le manque de vêtements chauds, l’exposition prolongée au vent, les déplacements matinaux pour le travail ou l’école ainsi que les difficultés d’accès aux soins peuvent accroître les risques de maladie.
Les enfants qui quittent leur domicile très tôt sans protection suffisante, mais aussi les vendeurs ambulants, les conducteurs de motos-taxis et les travailleurs exerçant en plein air, comptent parmi les personnes les plus exposées.
Les précautions à adopter
Face à cette période de froid, les spécialistes recommandent plusieurs gestes simples :
- Porter des vêtements chauds, en privilégiant plusieurs couches pour mieux conserver la chaleur ;
- Protéger les parties sensibles du corps, notamment la tête, le cou et les pieds ;
- Éviter les changements brusques de température ;
- Consommer des boissons chaudes et maintenir une bonne hydratation ;
- Aérer les habitations quelques minutes par jour afin de renouveler l’air ;
- Consulter rapidement un professionnel de santé en cas de forte fièvre, de difficultés respiratoires ou de toux persistante ;
- Accorder une attention particulière aux nourrissons, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de maladies chroniques.
La vigilance reste de mise
Même si cette période de fraîcheur correspond à la saison sèche en République démocratique du Congo, son intensité actuelle appelle à davantage de prudence. Les services météorologiques annoncent des températures relativement basses dans plusieurs régions du pays, notamment à Kinshasa et dans le Kongo Central.
En attendant un retour progressif à des températures plus clémentes, les professionnels de santé rappellent que les gestes de prévention restent essentiels pour limiter la propagation des maladies respiratoires et protéger les personnes les plus fragiles.
Ben Mandjolo


