La République démocratique du Congo fait face à une crise majeure de déplacements forcés. Plus d’un million de Congolais sont réfugiés dans les pays limitrophes, près de six millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, tandis que la RDC accueille elle-même plus de 500 000 réfugiés. Ces chiffres ont été mis en avant par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, mercredi 23 septembre à New York, lors de la commémoration du 75ᵉ anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés.
À l’occasion de cette rencontre de haut niveau organisée au siège des Nations unies, la cheffe du gouvernement a réaffirmé l’engagement de la RDC en faveur des principes de la Convention de 1951 et du droit d’asile. La Convention, adoptée à Genève le 28 juillet 1951, constitue le principal cadre international de protection des réfugiés.
Pour Judith Suminwa, l’ampleur des déplacements forcés auxquels la RDC est confrontée illustre les conséquences des conflits, particulièrement dans l’est du pays.
La Première ministre a rappelé que plus d’un million de Congolais ont trouvé refuge dans les pays voisins, alors que près de six millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du territoire national. Dans le même temps, la RDC continue d’accueillir plus de 500 000 réfugiés sur son sol.
Cette situation place ainsi la RDC à la fois parmi les pays d’origine de nombreux réfugiés et parmi les pays d’accueil confrontés aux besoins humanitaires liés aux déplacements.
La cheffe du gouvernement a également attiré l’attention sur les conséquences de ces déplacements pour les populations vivant dans les zones affectées par les conflits.
Elle a notamment évoqué la situation liée à l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, estimant que les conditions de vie dans les camps de réfugiés et de personnes déplacées peuvent rendre les crises sanitaires encore plus difficiles à gérer.
Face à ces urgences, Judith Suminwa a appelé la communauté internationale à renforcer la mobilisation des ressources afin de répondre rapidement aux besoins des populations affectées.
La Première ministre a insisté sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des déplacements forcés.
Son plaidoyer repose notamment sur le rétablissement de la paix, le renforcement de la coopération entre les États et le développement, considérés comme des conditions nécessaires pour permettre aux populations déplacées de retrouver durablement des perspectives.
Elle a également réaffirmé le soutien de la RDC à une approche fondée sur le nexus humanitaire-développement-paix, qui vise à rapprocher les interventions d’urgence des actions de développement et de consolidation de la paix.
À New York, le message de Kinshasa s’inscrit ainsi dans une commémoration consacrée à la protection des réfugiés et à la recherche de solutions durables, 75 ans après l’adoption de la Convention de 1951.
Lydia Mangala


