Le Directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), Olivier Tshibola, entend faire du Plan stratégique de développement 2027-2031 un véritable instrument de transformation et de performance de l’établissement. Lors de la clôture officielle de la retraite Team Building 2026 et de l’atelier de planification stratégique, vendredi 6 novembre, au chapiteau du Pullman Hôtel de Kinshasa, il a présenté six recommandations majeures destinées à guider l’action de l’Office au cours des cinq prochaines années.
Placées sous le thème « Repositionner l’OGEFREM comme catalyseur de compétitivité logistique et commerciale de la RDC pour répondre aux défis et enjeux de l’intégration de l’économie nationale et régionale », ces assises se sont déroulées en deux séquences. La retraite Team Building a occupé les 2 et 3 novembre, tandis que l’atelier de planification stratégique s’est tenu du 4 au 6 novembre.
Pour Olivier Tshibola, ces travaux ont permis de renforcer la cohésion entre les différentes structures de l’Office et de définir une orientation commune pour les années à venir. Il a notamment insisté sur la nécessité de traduire cette dynamique collective en résultats concrets.
« Sans équipe unie, nulle transformation durable ; sans vision partagée, nulle action cohérente ; sans résultats mesurables, nul progrès crédible », a-t-il déclaré.
Un plan stratégique orienté vers des résultats mesurables
Au terme des échanges menés en six groupes de travail, le Plan stratégique de développement 2027-2031 a été amendé puis validé en plénière. Le directeur général a salué la contribution des cadres du siège, des entités décentralisées et des représentations extérieures, désormais appelés à prendre part à sa mise en œuvre.
Il a tenu à préciser que l’ambition de l’Office dépasse la simple production d’un document de planification.
« Notre objectif n’a pas été de produire un document de plus : mais de se doter d’un instrument contextualisé, capable de nous permettre une bonne prise des décisions, mais aussi de nous aider à mesurer nos progrès », a-t-il souligné.
Ce plan devra notamment renforcer le rôle de l’OGEFREM comme support technique du gouvernement dans l’élaboration d’une politique nationale du secteur des transports, en s’appuyant sur sa mission de conseil des chargeurs.
Six recommandations pour moderniser l’OGEFREM
Les orientations retenues reposent sur six axes majeurs. Le premier concerne l’ancrage de la gestion axée sur les résultats, avec des responsabilités clairement définies, des échéances et des indicateurs permettant d’évaluer les performances.
Le deuxième porte sur l’accélération de la transformation numérique, notamment à travers les outils SYGREM/PADS. Cette évolution devra favoriser la traçabilité, la sécurité logistique, l’interopérabilité et la souveraineté des données, tout en contribuant à la lutte contre la fraude.
Le troisième axe place le chargeur et l’économie congolaise au centre des priorités. Pour Olivier Tshibola, l’amélioration de la qualité, de la proximité et de la rapidité des services doit contribuer à renforcer la compétitivité logistique du pays et son intégration régionale.
La mobilisation des ressources constitue le quatrième chantier. Le directeur général préconise le renforcement du recouvrement des recettes dues à l’Office, ainsi que la constitution d’un portefeuille de partenariats et de projets de partenariat public-privé avec des acteurs publics, privés, régionaux et internationaux.
Le cinquième axe vise à institutionnaliser la redevabilité à travers des contrats de performance, des tableaux de bord et des évaluations périodiques. Enfin, le sixième met l’accent sur le capital humain, le renforcement des capacités, la valorisation des compétences internes, le mérite, l’éthique et le dialogue social.
La mise en œuvre dès la session budgétaire
Pour le directeur général, la clôture de ces assises doit marquer le début d’une mobilisation collective autour des engagements pris. Il a ainsi appelé les responsables et agents de l’Office à s’approprier les orientations définies et à veiller à leur exécution.
« À chaque objectif, un résultat ; à chaque résultat, un responsable ; à chaque responsable, des moyens ; à chaque engagement, une obligation de rendre compte », a-t-il martelé.
La session budgétaire prévue à partir du 9 novembre 2026 devra traduire les priorités du plan stratégique en actions programmées et en ressources mobilisables.
En réaffirmant son engagement à assurer le suivi des décisions, en collaboration avec le Conseil d’administration et sous la supervision de la tutelle, Olivier Tshibola a placé la cohésion, la modernisation et la performance au cœur de la nouvelle trajectoire de l’OGEFREM.
Lydia Mangala


