A l’issue de sa participation à la 4ᵉ édition de Du Virtuel au Réel (VAR), organisée dimanche 9 août à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi est revenue sur ce rendez-vous consacré à la jeunesse congolaise et à l’impact des réseaux sociaux. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, elle a salué la mobilisation des jeunes et leur capacité à transformer une initiative née en ligne en une rencontre bien réelle.
Invitée à prendre part à cette quatrième édition après avoir été sollicitée sur les réseaux sociaux, la Première dame explique avoir accepté de se joindre à la mobilisation portée par les organisateurs.
Elle fait notamment référence à la pétition en faveur de la reconnaissance du GENOCOST, dont l’objectif des 200 000 signatures n’a pas encore été atteint, mais autour de laquelle elle dit avoir constaté une mobilisation croissante.

« Le cap des 200 000 signatures n’a pas encore été franchi, mais j’ai vu votre formidable mobilisation, les signatures progresser et les partages se multiplier autour de la pétition en faveur de la reconnaissance du GENOCOST », écrit-elle.
Pour Denise Nyakeru Tshisekedi, cette mobilisation illustre précisément la raison d’être de VAR, celle de faire sortir les initiatives des plateformes numériques pour leur donner une existence concrète dans la société.
« Aujourd’hui, j’ai surtout vu le virtuel devenir réel : une jeunesse enthousiaste, créative et talentueuse, réunie dans une atmosphère de joie, de partage et de fraternité », souligne-t-elle.

La Première dame insiste également sur le potentiel des réseaux sociaux lorsqu’ils sont utilisés à bon escient.
Elle estime que ces plateformes ne doivent pas être réduites au divertissement ou à la recherche de visibilité. Elles peuvent également servir à révéler des talents, transmettre des connaissances, créer des opportunités et mobiliser autour de causes d’intérêt collectif.
« Ils peuvent divertir, bien sûr, mais aussi révéler des talents, transmettre des connaissances, créer des opportunités, éveiller les consciences et mobiliser autour de causes qui transcendent les intérêts individuels et engagent notre responsabilité collective », rappelle-t-elle.
Elle cite notamment les parcours d’Élie Lomboto et de Dieumerci Batomene, deux jeunes accompagnés par sa Fondation, comme des exemples de talents ayant pu bénéficier de cette dynamique.

Revenant sur le thème de cette quatrième édition, Denise Nyakeru Tshisekedi estime qu’être une « Jeunesse ya Bonne Qualité » ne consiste pas uniquement à accumuler des abonnés, des vues ou des réactions.
Pour elle, l’influence numérique doit nécessairement s’accompagner d’une prise de conscience de la responsabilité individuelle qui accompagne chaque publication.
« Être une « Jeunesse ya Bonne Qualité », ce n’est donc pas seulement compter ses abonnés, ses vues ou ses commentaires. C’est aussi se rappeler que derrière chaque écran, il y a une personne et que derrière chaque publication, il y a une responsabilité », écrit-elle.

Un message qui entre dans la continuité de son intervention lors de VAR4, où elle avait déjà appelé les jeunes à faire de leur présence numérique un outil d’impact plutôt qu’une simple course à la visibilité.
Denise Nyakeru plaide enfin pour un espace numérique davantage marqué par le respect, le discernement et la responsabilité.
« Critiquons sans insulter. Débattons sans détruire. Vérifions avant de partager. Et surtout, utilisons nos voix pour unir et construire », exhorte-t-elle.
Son message revient ainsi sur l’un des enjeux majeurs soulevés par VAR4 : comment transformer l’immense énergie déployée chaque jour sur les réseaux sociaux en initiatives capables de produire un impact positif dans la vie réelle.
La Première dame a conclu son message en remerciant les organisateurs de Du Virtuel au Réel – VAR, les jeunes ayant participé à l’événement et particulièrement Jonathan T., qu’elle qualifie avec humour de son « fils d’adoption forcée », qui a pris l’initiative de solliciter de sa présence à l’activité.

Une manière chaleureuse de refermer une rencontre dont le principal message aura été de rappeler que le véritable pouvoir du numérique ne réside pas seulement dans ce qui se passe derrière les écrans, mais dans ce que les jeunes choisissent d’en faire dans le réel.
Lydia Mangala


