Alors que la République démocratique du Congo poursuit sa riposte contre la maladie à virus Ebola, l’appui aux services de santé sexuelle et reproductive se renforce dans trois zones de santé de l’Ituri. À Bunia, Bambu et Mangala, des maternités bénéficient désormais de kits d’accouchement 6A destinés à garantir aux femmes enceintes des soins obstétricaux plus sûrs et dignes.
L’initiative est soutenue par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), en collaboration avec ses partenaires. Elle vise notamment à éviter que la pression exercée par l’épidémie sur le système de santé n’entraîne une interruption des services essentiels de maternité.
Les zones de santé de Bunia, Bambu et Mangala figurent au cœur de cette intervention. Des kits d’accouchement 6A ont été mis à la disposition des maternités des différentes structures sanitaires, y compris celles des centres de traitement Ebola.
Ces équipements regroupent du matériel nécessaire à la prise en charge des accouchements et doivent permettre aux prestataires de santé de disposer d’outils essentiels pour assurer les soins obstétricaux dans de meilleures conditions.
L’objectif est particulièrement important dans un contexte épidémique où les femmes enceintes et les nouveau-nés peuvent être confrontés à des risques supplémentaires liés à la réduction de l’accès aux soins.
L’intervention répond à un enjeu majeur de santé publique de maintenir la continuité des services de santé sexuelle et reproductive pendant l’épidémie.
Lorsqu’une épidémie frappe une région, les ressources humaines, les équipements et les infrastructures sanitaires sont généralement mobilisés en priorité pour la prise en charge des personnes infectées et la prévention de la transmission. Cette situation peut toutefois fragiliser d’autres services essentiels, notamment ceux destinés aux femmes enceintes.
Les partenaires entendent donc éviter que les mesures de riposte contre Ebola ne se traduisent par une diminution de l’accès aux soins obstétricaux.
La grossesse nécessite un suivi médical régulier et peut, à tout moment, nécessiter une intervention urgente. Dans un contexte marqué par une épidémie, les difficultés d’accès aux établissements de santé, la crainte d’une contamination ou l’insuffisance de matériel peuvent accroître les risques pour la mère comme pour l’enfant.

Le renforcement des maternités permet ainsi de maintenir un environnement où les femmes peuvent continuer à bénéficier de soins essentiels, notamment lors de l’accouchement.
L’appui concerne également les maternités installées au sein ou à proximité des centres de traitement Ebola, afin que les besoins obstétricaux puissent être pris en compte parallèlement à la prise en charge de l’épidémie.
La continuité des soins ne concerne pas uniquement les femmes. Les nouveau-nés sont également directement concernés par la disponibilité des équipements et du personnel nécessaires à un accouchement sécurisé.
Dans les zones affectées par Ebola, la protection des nouveau-nés exige une organisation particulière des soins, notamment en matière de prévention et de contrôle des infections. Les structures sanitaires doivent pouvoir répondre aux besoins obstétricaux tout en appliquant les mesures destinées à limiter les risques de transmission.
L’appui aux maternités apparaît ainsi comme un élément complémentaire de la riposte, permettant de préserver les services essentiels au-delà de la seule prise en charge des cas d’Ebola.
L’UNFPA et ses partenaires cherchent donc à soutenir la résilience du système sanitaire local. La mise à disposition des kits 6A doit contribuer à renforcer les capacités des maternités et à permettre aux équipes médicales de poursuivre leur travail dans des conditions adaptées au contexte.
Alors que la riposte contre Ebola se poursuit en Ituri et dans les autres provinces affectées, la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés rappelle que la réponse à une épidémie ne peut pas se limiter à interrompre les chaînes de transmission.
Elle doit également permettre aux populations de continuer à accéder aux soins essentiels.
À Bunia, Bambu et Mangala, le renforcement des maternités constitue ainsi un autre front de la riposte pour protéger la vie des mères et des nouveau-nés tout en maintenant les soins obstétricaux dans un contexte sanitaire particulièrement difficile.
Lydia Mangala


