Pendant près de trois ans, l’érosion qui progressait sur la rivière Lokombe faisait peser une menace grandissante sur la cité de Tshumbe, dans le territoire de Lubefu, au Sankuru. L’hôpital et plusieurs établissements scolaires figuraient parmi les infrastructures directement exposées. Face à l’urgence, le Gouvernement a engagé une intervention qui commence à changer la donne. Reçu ce mardi 1er septembre 2026 par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, l’évêque du diocèse de Tshumbe, Mgr Nicolas Djomo, est venu saluer cette réponse rapide et transmettre la gratitude des populations.
À Tshumbe, l’érosion n’était plus une simple dégradation du paysage. Au fil des années, le ravin gagnait du terrain et rapprochait dangereusement la menace des infrastructures essentielles à la vie de la communauté.

L’hôpital local et des écoles se trouvaient ainsi exposés à une progression qui inquiétait fortement les habitants. La situation appelait donc une réponse urgente pour éviter que les dégâts ne prennent une dimension plus importante.
C’est dans ce contexte que le dossier a été porté auprès du ministère des ITPR. Le site a alors été identifié parmi les dix ravins considérés comme les plus dangereux et urgents à traiter en République démocratique du Congo.
Lors de son audience avec John Banza Lunda, Mgr Nicolas Djomo a particulièrement insisté sur la rapidité de la réaction des autorités.

« Aussitôt dit, aussitôt fait. Sur instruction du Chef de l’État, le Ministre a classé ce site parmi les 10 plus dangereux de la RDC et a débloqué un financement d’urgence. Les travaux sont lancés à la grande joie de la population », a témoigné l’évêque de Tshumbe.
Selon le prélat, les moyens ont rapidement été mobilisés pour permettre le lancement des travaux sur le site érosif de la rivière Lokombe. Une intervention qui, au-delà de la stabilisation du ravin, a surtout apporté un soulagement à une population qui vivait depuis plusieurs années avec la crainte de voir des infrastructures essentielles disparaître.
Les travaux engagés visent à freiner la progression des eaux et à stabiliser la zone menacée. L’intervention entend ainsi préserver les infrastructures environnantes et sécuriser davantage la cité.

Pour les habitants de Tshumbe, le démarrage du chantier constitue un signal concret après plusieurs années d’inquiétude. La rapidité de l’exécution a d’ailleurs marqué les esprits, alors que l’érosion constituait jusque-là une menace persistante.
L’audience entre Mgr Nicolas Djomo et le ministre John Banza Lunda a également été l’occasion de faire entendre la reconnaissance des populations de Tshumbe.
L’évêque a transmis au ministre l’invitation des habitants, qui souhaitent désormais l’accueillir dans la cité afin de lui exprimer directement leur gratitude et de lui permettre de constater sur le terrain l’évolution des travaux.
À Tshumbe, le ravin qui inquiétait hier commence donc à perdre du terrain. Et derrière cette stabilisation se dessine l’enjeu de protéger les infrastructures essentielles et redonner aux populations des territoires longtemps confrontés aux urgences environnementales la certitude que leurs alertes peuvent trouver une réponse concrète.
Lydia Mangala


