L’épopée de la République démocratique du Congo à la Coupe du monde 2026 s’est arrêtée ce mercredi après une défaite frustrante (2-1) face à l’Angleterre en seizièmes de finale. Malgré l’ouverture du score précoce de Brian Cipenga dès la 7e minute, les Léopards ont fini par céder en seconde période sous les assauts de Harry Kane, auteur d’un doublé décisif pour les Three Lions.
Au coup de sifflet final, la déception se lisait sur les visages des joueurs congolais. Chancel Mbemba, notamment, est apparu très ému sur la pelouse. Toutefois, cette élimination ne doit pas occulter l’excellent parcours réalisé par la sélection congolaise, qui a fait douter l’un des favoris du tournoi après être sortie d’un groupe relevé composé du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.

Après la rencontre, Nathanaël Mbuku a pris la parole pour exprimer le sentiment qui régnait au sein du vestiaire, partagé entre la déception du moment et la fierté d’avoir écrit une page importante de l’histoire du football congolais. Ses mots ont résumé l’émotion de toute une génération, qui a permis à la RDC de retrouver la Coupe du monde 52 ans après sa première participation en 1974.
« On va relever la tête et revenir plus forts. Ce qu’on a réalisé après 52 ans, pour notre génération, est énorme. Je dirai à mes enfants que j’ai joué contre Harry Kane », a déclaré Nathanaël Mbuku.

Cette jeune génération quitte les États-Unis la tête haute, avec la conviction d’avoir posé les bases d’un avenir prometteur pour le football congolais. L’attaquant des Léopards a rappelé que la progression passe aussi par ces confrontations de très haut niveau face aux plus grandes stars du football mondial.
La RDC ne quitte pas cette Coupe du monde avec des regrets, mais avec la fierté d’avoir réveillé un géant endormi, désormais prêt à s’imposer durablement sur la scène internationale.
Josaphat Mayi


