Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, le mardi 4 août à sa résidence de Mont-Ngaliema, une délégation du Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK), en séjour en République démocratique du Congo.
Au cœur des échanges figurait la question du devoir de mémoire autour du GENOCOST ainsi que les initiatives à mener pour renforcer sa reconnaissance à l’échelle internationale.
À l’issue de l’audience, les membres du CEFOCK ont annoncé le lancement, dès la prochaine rentrée en France, d’une vaste campagne de sensibilisation consacrée au GENOCOST, le génocide congolais pour des gains économiques. Cette campagne comprendra des actions de mémoire, de plaidoyer et d’information auprès des collectivités territoriales françaises, des institutions publiques ainsi que de la diaspora congolaise établie en France.
En effet, les élus souhaitent contribuer à une meilleure connaissance des crimes commis en République démocratique du Congo et soutenir les efforts engagés en faveur de la reconnaissance des souffrances endurées par des millions de Congolais.

Le Collectif mènera cette campagne en partenariat avec la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR). Cette collaboration vise à promouvoir le devoir de mémoire, soutenir les victimes et renforcer les actions diplomatiques et citoyennes en faveur de la reconnaissance internationale du GENOCOST.
Cette rencontre a pour objectif de porter le plaidoyer du GENOCOST au-delà des frontières nationales. Depuis plusieurs mois, le Gouvernement multiplie les initiatives diplomatiques, institutionnelles et citoyennes afin de sensibiliser la communauté internationale aux crimes commis en République démocratique du Congo et de promouvoir la vérité, la justice et la réparation pour les victimes.
En annonçant cette campagne depuis la France, le CEFOCK entend mobiliser les élus locaux, les institutions et la diaspora congolaise autour d’une mémoire partagée, tout en contribuant à faire entendre davantage la voix des victimes sur la scène internationale.
Lydia Mangala


