À l’occasion de la 6ᵉ édition du Grand Salon de l’Agribusiness et du Digital (GSAD), le Parlement des Jeunes a choisi de se mobiliser autour d’un secteur considéré comme stratégique pour l’avenir de la jeunesse congolaise : l’agriculture. Son président, Hussein Ngoy, estime que l’engagement des jeunes dans ce domaine peut contribuer à réduire le chômage, renforcer leur autonomie financière et consolider la souveraineté alimentaire de la RDC.
Placée sous le thème « De l’idée à la terre : Un jeune, un projet sur un hectare », la 6ᵉ édition du GSAD, prévue les 2 et 3 septembre 2026 au Chapiteau du Palais du Peuple à Kinshasa, met particulièrement l’accent sur la participation des jeunes à la transformation du secteur agricole.
Pour le président du Parlement des Jeunes, cette orientation justifie pleinement l’implication de son organisation.
« Cette 6ᵉ édition a beaucoup marqué sur la participation des jeunes dans l’agriculture », a souligné Hussein Ngoy.
Il a affirmé que le Parlement des Jeunes s’est engagé à accompagner les objectifs portés par le GSAD.
L’agriculture, une voie vers l’autonomie des jeunes
Au-delà de la production agricole, Hussein Ngoy voit dans ce secteur une véritable opportunité économique pour une jeunesse confrontée au chômage et aux difficultés d’insertion professionnelle.
« Aujourd’hui, nous avons compris que l’avenir de la jeunesse de notre pays repose bien évidemment sur l’autonomisation économique. Et en passant par l’agriculture, l’agriculteur, l’agricultrice, l’individu, on peut réduire le taux de chômage en RDC et encourager une autre prise en charge sur l’indépendance financière des jeunes », a-t-il expliqué,

Pou lui, l’agriculture ne doit plus être perçue comme une activité secondaire ou réservée à une catégorie particulière de la population. Elle constitue, selon lui, un secteur capable de créer des revenus, des emplois et des opportunités entrepreneuriales pour les jeunes.
« Il est très important que les jeunes de la RDC, partout où on les trouve, comprennent aujourd’hui que le secteur de l’agriculture n’est pas un secteur à minimiser », insiste le président du Parlement des Jeunes.
Une mobilisation alignée sur les priorités nationales
Hussein Ngoy explique également que la décision du Parlement des Jeunes de s’impliquer dans les grands salons agricoles repose sur les échanges menés avec les autorités et l’équipe du GSAD. Ces discussions ont permis, selon lui, de constater une convergence entre les objectifs du salon et la vision portée par le gouvernement.
« Nous avons compris que les objectifs assignés dans le cadre de ces grands salons sont des objectifs qui s’alignent à la vision du gouvernement de la République », a-t-il affirmé.

Pour le représentant de la jeunesse congolaise, cette convergence impose également la responsabilité de sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat et de les encourager à devenir acteurs de leur propre développement.
« En tant que représentants de la jeunesse en République démocratique du Congo, il est de notre devoir de rappeler à la conscience des jeunes de bien pouvoir prendre la voie de l’entrepreneuriat », a déclaré Hussein Ngoy.
De l’entrepreneuriat à la souveraineté alimentaire
En soutenant le GSAD, le Parlement des Jeunes entend ainsi contribuer à changer le regard porté sur l’agriculture et à encourager davantage de jeunes à investir dans ce secteur.
Pour Hussein Ngoy, les retombées dépassent la seule question de l’emploi. Une jeunesse davantage engagée dans l’agriculture peut également participer à la réduction de la dépendance alimentaire du pays et au renforcement de son indépendance économique.
« C’est un secteur qui pourra permettre à notre pays de sauvegarder sa souveraineté alimentaire et permettra que certaines questions économiques et sociales soient réglées », soutient-il.

Par cette mobilisation, le Parlement des Jeunes veut donc faire de l’agriculture une véritable voie d’émancipation pour la jeunesse congolaise, afin de transformer les idées des jeunes en projets concrets, capables de produire de la valeur, des emplois et de la richesse à partir de la terre congolaise.
Lydia Mangala


