Constant Omari Selemani n’a pas esquivé le sujet. Invité lundi 17 août dans le Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) est revenu sur son long passage à la tête du football congolais. Avec le recul, il identifie un regret majeur de ne pas avoir réussi à conduire les Léopards jusqu’à une phase finale de la Coupe du monde.
« Mon plus grand échec à la FECOFA est le fait de n’avoir pas réussi à qualifier la RDC à la Coupe du monde à deux reprises. C’est le seul échec durant mon mandat », a déclaré Constant Omari.
Cette déclaration résume, à ses yeux, la principale frustration de ses années à la tête de la Fédération. Malgré les résultats obtenus sur la scène africaine et les différentes étapes de reconstruction engagées autour de la sélection nationale, l’absence de qualification pour le Mondial reste le rendez-vous manqué qu’il retient de son mandat.
Les Mondiaux 2018 et 2022 restent les deux rendez-vous manqués
Sous la présidence de Constant Omari, la RDC n’est pas parvenue à franchir les dernières étapes des qualifications pour les Coupes du monde 2018 et 2022.
Pour le Mondial 2018 en Russie, les Léopards avaient terminé derrière la Tunisie dans leur groupe de qualification, laissant échapper une occasion de retrouver la plus prestigieuse compétition internationale.
Quatre ans plus tard, le scénario s’est répété, avec une issue encore plus cruelle. La RDC avait atteint les barrages africains pour la Coupe du monde 2022, mais le Maroc avait finalement barré sa route. Après un match nul à Kinshasa, les Léopards s’étaient lourdement inclinés au retour à Casablanca, mettant fin à leurs espoirs de qualification.
Constant Omari avait toutefois quitté ses fonctions quelques mois avant cette élimination. Il avait démissionné de la présidence de la FECOFA en juin 2021, après près de 18 années passées à la tête de l’instance.
La qualification de 2026 donne un relief particulier à ce regret
La qualification de la RDC pour la Coupe du monde 2026 donne aujourd’hui un relief particulier aux propos de l’ancien dirigeant.
Sous la direction de Sébastien Desabre, les Léopards ont finalement décroché leur billet pour le Mondial, mettant fin à une longue attente du football congolais. La RDC s’apprête ainsi à retrouver la plus grande scène internationale plusieurs décennies après sa dernière participation.
Cette réussite ne s’est toutefois pas construite sous la présidence de Constant Omari. Elle intervient plusieurs années après son départ de la FECOFA, dans un contexte institutionnel et sportif différent.
L’ancien président assume donc pleinement ce qu’il considère comme son principal rendez-vous manqué.
Un bilan qui ne se résume pas à cette absence de qualification
Si Constant Omari présente la non-qualification au Mondial comme son plus grand échec, il ne réduit pas pour autant son passage à la FECOFA à cette absence de résultat.
Son long mandat reste associé à plusieurs évolutions du football congolais, mais également à des périodes de fortes tensions et à de nombreux débats sur la gouvernance de la Fédération.
Aujourd’hui, l’ancien dirigeant observe avec attention la nouvelle dynamique engagée autour des Léopards et de la FECOFA. Il soutient notamment le projet de refondation de l’instance et appelle à des réformes structurelles, à une modernisation des compétitions nationales ainsi qu’à une politique ambitieuse en matière d’infrastructures.
Son regard est donc celui d’un ancien dirigeant qui connaît les exigences du poste et qui mesure, avec le recul, le poids d’une qualification mondiale.
Pour Constant Omari, le regret tient finalement en une phrase : avoir dirigé la FECOFA pendant près de deux décennies sans réussir à offrir aux Léopards une place en Coupe du monde. Un objectif que la génération actuelle a fini par atteindre, plusieurs années après son départ.
Josaphat Mayi


