Le développement de la carrière de Bienvenue Bolangi et l’émergence d’une nouvelle génération de tennismen congolais nécessitent un accompagnement financier durable. C’est le plaidoyer porté par Richard Robinson, directeur des opérations de RMAC et manager du tennisman congolais, lors de l’avant-première du documentaire « King B. », organisée vendredi 6 novembre 2026 au Cercle de Kinshasa.
Face aux défis liés aux déplacements, aux entraînements et à la participation aux compétitions internationales, il a appelé les entreprises, les entrepreneurs et les particuliers à contribuer à une levée de fonds destinée à soutenir le parcours du jeune athlète et, à plus long terme, à favoriser le développement du tennis en RDC.
Pour Richard Robinson, le talent ne suffit pas à atteindre le haut niveau. Les joueurs doivent également accéder à des compétitions internationales, notamment celles du circuit ATP, afin d’obtenir des points et d’améliorer leur classement. Or, cette progression implique des moyens importants pour financer les voyages, l’encadrement technique, la préparation et la récupération.
Il a notamment expliqué que, depuis son développement sportif en Europe, Bienvenue Bolangi a participé à douze tournois. Une progression qui nécessite un accompagnement financier régulier pour lui permettre de poursuivre sa préparation et de multiplier les expériences compétitives.
Pour illustrer l’importance du soutien privé dans la carrière d’un sportif, le manager a évoqué l’exemple du boxeur américain Cassius Clay, devenu Muhammad Ali. Il a rappelé comment onze entrepreneurs s’étaient mobilisés pour financer ses premières années de carrière après ses performances aux Jeux olympiques de Rome en 1960.
« Sans l’appui des voisins, des hommes d’affaires locaux, Cassius Clay ne peut pas devenir King », a-t-il insisté, invitant les acteurs économiques congolais à s’inspirer de cette démarche.
Dans le cadre de cette mobilisation, Richard Robinson a présenté plusieurs mécanismes permettant au public de soutenir le projet. Un premier code QR, figurant sur le dépliant distribué aux participants, renvoie vers une campagne GoFundMe destinée à recueillir des contributions ponctuelles, quel que soit leur montant. La collecte est également accessible directement en ligne via ce lien : https://www.gofundme.com/f/help-bienvenue-bolangi-tennis-star.

Un deuxième code permet d’accéder à la vidéo de présentation du projet, que les participants sont encouragés à partager auprès de leurs réseaux et des acteurs économiques susceptibles de s’engager.
Des fiches d’engagement sont également mises à disposition pour les personnes et entreprises souhaitant apporter un soutien régulier. Le manager a notamment indiqué que certains professionnels de Kinshasa contribuaient déjà à hauteur de 1 000 dollars par mois.
Il a par ailleurs salué les contributions de Rawbank, de Winmark ainsi que de plusieurs autres entreprises et particuliers ayant déjà accompagné le parcours du tennisman.
Richard Robinson souhaite, par cette levée de fonds, créer des conditions favorables à l’émergence d’un véritable environnement tennistique en RDC.
Il estime que le pays dispose d’un potentiel important, mais doit renforcer ses infrastructures, améliorer l’accès aux équipements de base et investir dans la formation des joueurs et des entraîneurs. Ces efforts pourraient également contribuer à attirer des compétitions internationales sur le territoire congolais.

« Pour toucher un impact plus large, il faut investir dans les équipements de base, il faut investir dans les infrastructures pour les tournois et le coaching. Et de là, on peut devenir un pays de tennis », a-t-il soutenu.
Le manager a également évoqué la possibilité d’échanger avec les responsables du tennis à Brazzaville afin de comprendre les investissements ayant permis à la capitale congolaise voisine d’attirer des compétitions internationales.
Pour Richard Robinson, l’enjeu est désormais de transformer les contributions individuelles en un engagement collectif et durable, capable d’accompagner Bienvenue Bolangi tout en ouvrant des perspectives aux jeunes talents du pays.
Lydia Mangala


