Après l’appel de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) à défendre la Constitution de 2006, l’opposant Delly Sesanga a exprimé son soutien public à cette position, estimant que toute tentative de modification du pacte constitutionnel en période de crise risquerait d’aggraver une situation déjà préoccupante dans le pays.
Sur son compte X, Delly Sesanga a salué une prise de position qu’il juge courageuse, rappelant que la République démocratique du Congo traverse une phase particulièrement critique de son histoire.
Pour l’opposant, la priorité nationale doit rester la défense de la patrie et la stabilité des institutions, et non l’ouverture d’un débat sur la révision de la loi fondamentale. Il rejette toute idée de modification constitutionnelle en estimant qu’il n’y a « ni nécessité, ni urgence, ni opportunité ».
Delly Sesanga avertit par ailleurs qu’un processus de révision engagé dans le contexte actuel risquerait d’ajouter une crise politique à une situation sécuritaire déjà fragile. Selon lui, une telle démarche pourrait raviver des tensions identitaires et exacerber des fractures sociales dans le pays.
L’élu de l’opposition présente la Constitution de 2006 comme un instrument ayant permis de substituer « la force du droit au droit de la force ». Toute remise en cause de ce cadre institutionnel, estime-t-il, engagerait une lourde responsabilité vis-à-vis de la nation et de l’histoire.
Appelant à l’unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques, Delly Sesanga invite les acteurs politiques à faire preuve de retenue et d’écoute de la sagesse collective. Il estime qu’il est encore temps d’éviter une trajectoire susceptible de fragiliser davantage le pays.
Joëlle Luniongo


