L’Albiceleste a décroché son billet pour la finale de la Coupe du monde 2026 en renversant héroïquement l’Angleterre (2-1) ce mercredi à Atlanta, grâce à un sursaut d’orgueil phénoménal en toute fin de rencontre.
La chaleur d’Atlanta promettait un choc volcanique entre deux rivaux historiques, et la pelouse de Géorgie a tenu toutes ses promesses. Pourtant, au retour des vestiaires, c’est bien l’Argentine qui dicte le tempo. Julián Álvarez allume la première mèche d’une frappe rasante, superbement détournée par Jordan Pickford.
Quelques instants plus tard, Giovanni Simeone fait passer un frisson dans l’arrière-garde britannique sur un centre empoisonné. L’Albiceleste pousse, domine, mais se fait punir contre le cours du jeu.

Sur un contre assassin mené par Declan Rice, Morgan Rogers hérite du ballon côté droit et ajuste un centre au cordeau. À bout portant, Anthony Gordon ne laisse aucune chance à Emiliano Martínez et propulse le ballon au fond des filets (1-0, 55e).
En une fraction de seconde, le réalisme anglais climatise le virage argentin. Dos au mur, les champions du monde en titre refusent de rendre leur couronne si facilement. Menés, les hommes de Lionel Scaloni campent dans la moitié de terrain adverse. Enzo Fernández tente sa chance, mais sa tentative fuit le cadre.

Lionel Messi, toujours dans le rôle du chef d’orchestre, multiplie les offrandes. John Stones doit s’employer de la tête pour sauver les siens, avant que Jordan Pickford ne réalise un véritable miracle à la 69e minute en repoussant d’une main ferme une tête de Nicolás González.
L’Angleterre recule, plie, mais ne rompt pas. La réussite semble même fuir les Sud-Américains lorsque la tête d’Alexis Mac Allister s’écrase sur le poteau à la 77e minute. Face à la muraille blanche et rouge, la frustration grandit. Pourtant, à force de reculer, les Three Lions finissent par s’exposer au génie adverse. À la 85e minute, après un énième ballon récupéré par Messi, Enzo Fernández hérite du cuir plein axe. Sa frappe sèche et précise trompe enfin la vigilance de Pickford (1-1, 85e).

Complètement sonnés par cette égalisation tardive, les Anglais perdent pied mentalement. L’ascendant psychologique a changé de camp et les neuf minutes de temps additionnel prennent des allures de chemin de croix pour les hommes de Thomas Tuchel. Mac Allister trouve une nouvelle fois le montant d’un Pickford désabusé, mais le sursis est de courte durée.
Sur l’action suivante, le maestro Lionel Messi hérite du ballon sur l’aile. D’un centre brossé d’une précision chirurgicale, il trouve au second poteau un Lautaro Martínez rageur. L’attaquant de l’Inter Milan catapulte le ballon de la tête dans les filets (2-1, 90e+2). En moins de dix minutes, l’Argentine vient de renverser une montagne.
Les Three Lions ne s’en relèveront pas. K.O. debout, l’Angleterre voit ses rêves d’étoile s’envoler et devra se remobiliser dès samedi pour disputer la petite finale face à l’équipe de France. Pour l’Albiceleste, l’histoire continue de s’écrire en lettres d’or. Quatre ans après leur sacre au Qatar, les Argentins rejoignent l’Espagne pour une finale de rêve qui se tiendra ce dimanche.
Josaphat Mayi


