Le président du Conseil national de la jeunesse, Claude Mbuyi, a plaidé pour une implication davantage structurée de la jeunesse congolaise dans les grandes orientations politiques, économiques et sociales du pays. Intervenant lundi 13 juillet lors de la matinée de réflexion organisée par le ministère de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique au Chapiteau du Pullman de Kinshasa autour du thème « Les enjeux de l’heure : quel avenir pour la jeunesse congolaise ? », il a estimé que les jeunes doivent désormais être considérés comme des acteurs majeurs de transformation nationale.
Prenant la parole au nom du Conseil national de la jeunesse, il a salué l’initiative du ministère qui, selon lui, offre un cadre d’expression et de participation à une frange importante de la population congolaise.

Pour Claude Mbuyi, l’implication de la jeunesse dans les débats nationaux constitue un signal important de la volonté de construire l’avenir du pays avec toutes ses composantes.
« En donnant la parole aux jeunes, le gouvernement réaffirme que l’avenir de notre pays ne peut se construire sans leur implication active », a-t-il soutenu.
Abordant la question des réformes constitutionnelles, le président du Conseil national de la jeunesse a rappelé que la Constitution, en tant que socle de la nation, doit refléter les aspirations profondes du peuple.

« Une Constitution est le socle de la nation et doit refléter les aspirations profondes du peuple. La jeunesse, qui représente la majorité de la population congolaise, doit donc pouvoir faire entendre sa voix face aux grands défis de notre époque, notamment la mondialisation, les changements climatiques et les mutations du monde », a-t-il expliqué.
Il a également rappelé les consultations organisées récemment par les structures représentatives de la jeunesse autour de cette question. Selon lui, un grand débat de la jeunesse sur les réformes constitutionnelles a réuni plusieurs centaines de jeunes issus de différents secteurs, notamment de la majorité, de l’opposition, de la société civile, du monde universitaire, sportif et des différentes provinces du pays.
À l’issue de ces échanges, plusieurs recommandations ont été formulées afin de porter la position de la jeunesse congolaise dans le débat national.
« Ces recommandations traduisent une position claire : la jeunesse congolaise n’est pas opposée aux réformes constitutionnelles. Elle y est favorable pour autant que celles-ci répondent aux aspirations profondes des Congolais, renforcent la démocratie, consolident l’État de droit et garantissent une meilleure représentation des jeunes dans les instances de prise de décision », a-t-il affirmé.
Pour le président du CNJ, le temps est venu de dépasser une vision limitée de la jeunesse comme simple bénéficiaire des politiques publiques.

« La jeunesse congolaise ne peut plus être un simple sujet. Elle aspire à devenir un véritable acteur de transformation politique, économique et sociale de notre pays », a-t-il insisté.
Il a appelé à une meilleure participation des jeunes dans la définition des politiques publiques, la consolidation de la paix, la promotion de la bonne gouvernance et le développement national.
Dans son intervention, il a également insisté sur l’importance du dialogue et de la cohésion nationale, rappelant que les divergences d’opinions ne devraient pas empêcher la recherche de l’intérêt supérieur de la République démocratique du Congo.
« Les divergences d’opinions ne doivent jamais être un obstacle à la recherche de l’intérêt supérieur de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Le président du Conseil national de la jeunesse a enfin rappelé le poids démographique de cette catégorie de la population, qu’il considère comme l’une des plus grandes richesses du pays.
« La jeunesse est la plus grande richesse que la RDC possède au-delà de ses ressources naturelles. Lorsqu’elle est unie, responsable et engagée, elle devient le moteur du progrès, de la stabilité et du développement de notre pays », a-t-il affirmé.
Il a réitéré l’engagement du CNJ à accompagner les initiatives visant à renforcer la participation citoyenne des jeunes et à construire une République démocratique du Congo plus forte, plus juste et plus intégrée.
Claude Mbuyi a ainsi porté la voix d’une jeunesse qui revendique une place centrale dans les décisions nationales et qui entend contribuer activement à l’écriture de l’avenir du pays.
Lydia Mangala


