La République démocratique du Congo renforce son dispositif de suivi des réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Une nouvelle étape a été franchie ce mercredi à l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), avec la présentation et la consolidation du rapport définitif du Tableau numérique de suivi-évaluation (TNSE) des mesures prioritaires dites « Quick Wins » du programme Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale.
Pour les autorités congolaises, il s’agit désormais de disposer d’un mécanisme permettant de suivre concrètement les réformes, d’identifier les avancées et les retards et de mesurer leur impact sur l’environnement des entreprises et des investisseurs.
Élaboré par la Cellule du Climat des Affaires de la Présidence de la République à la suite de plusieurs réunions techniques, le TNSE vise à renforcer la traçabilité et la coordination des mesures « Quick Wins ».
La rencontre de ce mercredi a permis aux mandataires publics et responsables des institutions concernées d’examiner le rapport définitif, de formuler leurs observations et de consolider les données relatives aux différentes réformes suivies.
Cette démarche fait suite aux travaux engagés depuis plusieurs mois. En juillet dernier, l’ANAPI avait notamment accueilli une session consacrée à la prise en main du TNSE et à la désignation de points focaux chargés de l’encodage et de la mise à jour des informations.
L’objectif est désormais de disposer de données régulièrement actualisées et suffisamment fiables pour mesurer l’état d’avancement des réformes.
Au centre de ce dispositif, l’ANAPI assure un rôle de coordination et d’accompagnement des différentes administrations impliquées.
Sous la conduite de sa directrice générale, Rachel Pungu Luamba, l’Agence s’investit dans le suivi des réformes liées au processus B-READY et dans leur traduction en actions concrètes.
L’approche défendue par l’ANAPI met l’accent sur l’effectivité des réformes. Autrement dit, l’amélioration du climat des affaires ne doit pas se limiter à l’adoption de textes ou à l’annonce de mesures, mais se traduire par des changements perceptibles dans les démarches et les conditions d’exercice des entreprises.
La réunion a rassemblé plusieurs acteurs du processus, notamment la Cellule du Climat des Affaires de la Présidence de la République, la Primature, l’ANAPI, les ministères et administrations concernés, les points focaux B-READY ainsi que les experts chargés du suivi des réformes.
Cette mobilisation interinstitutionnelle doit permettre de clarifier les responsabilités, de mieux coordonner les interventions et de disposer d’un état de situation commun sur les mesures engagées.
Pour l’ANAPI, cette coordination est essentielle pour éviter un suivi fragmenté et favoriser une approche davantage orientée vers les résultats.
La RDC pourrait également démontrer que les réformes engagées produisent des effets réels sur l’expérience des opérateurs économiques.
Le TNSE doit ainsi faciliter l’identification des mesures effectivement réalisées, de celles qui restent à mettre en œuvre et des actions nécessitant une accélération. Il constitue également un instrument pour documenter les progrès accomplis avant la prochaine évaluation B-READY.
La finalité reste l’amélioration de l’environnement réglementaire, la simplification des procédures et le renforcement de l’attractivité économique du pays.
Portée par les autorités nationales et coordonnée avec les différentes structures impliquées, cette dynamique entend inscrire l’amélioration du climat des affaires dans un processus continu de suivi et d’évaluation.
Avec le TNSE, la RDC cherche ainsi à passer d’un suivi dispersé des réformes à un pilotage plus intégré, documenté et axé sur les résultats. Une démarche qui doit permettre d’accélérer les mesures prioritaires, de mieux documenter les progrès réalisés et de renforcer, à terme, la compétitivité et l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
Lydia Mangala


