En déplacement à N’Djamena, au Tchad, la députée nationale Christelle Vuanga entend interpeller le gouvernement congolais sur le projet de construction d’une nouvelle ambassade de la République démocratique du Congo. À son retour à Kinshasa, elle prévoit de déposer une question écrite à la ministre des Affaires étrangères afin d’obtenir des éclaircissements sur l’état d’avancement de ce dossier.
La diplomatie parlementaire s’est invitée au cœur du séjour de Christelle Vuanga dans la capitale tchadienne. À la suite d’une visite de courtoisie à l’ambassade de la RDC à N’Djamena, l’élue a tenu une séance de travail avec l’équipe diplomatique congolaise en poste dans ce pays d’Afrique centrale.

À cette occasion, elle a salué le travail des diplomates congolais, engagés au quotidien dans la représentation du pays et le renforcement des relations bilatérales avec le Tchad, considéré comme un pays ami de la RDC.
Une représentation diplomatique à renforcer
Au-delà de cette visite, Christelle Vuanga a soulevé la question des infrastructures diplomatiques congolaises à l’étranger. Pour la députée nationale, la présence de la RDC à N’Djamena mérite d’être renforcée, notamment par la construction d’une nouvelle ambassade.
Cette infrastructure devrait, selon elle, être à la hauteur des ambitions de la République démocratique du Congo et de l’importance de ses relations avec le Tchad.
Pour l’élue, la capacité d’un pays à défendre ses intérêts à l’international passe également par des moyens matériels et institutionnels adaptés, permettant à ses représentations diplomatiques d’accomplir efficacement leurs missions.
Une question écrite annoncée à la ministre des Affaires étrangères
Afin d’obtenir des réponses sur ce projet, Christelle Vuanga a annoncé le dépôt, dès son retour à Kinshasa, d’une question écrite à la ministre des Affaires étrangères.
Cette démarche parlementaire vise à obtenir des précisions sur l’état d’avancement du projet de construction de la nouvelle ambassade congolaise à N’Djamena.
À travers cette initiative, la députée entend exercer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et attirer l’attention des autorités sur les conditions dans lesquelles la RDC assure sa représentation diplomatique à l’étranger.
La diplomatie, une responsabilité parlementaire
Pour Christelle Vuanga, l’action diplomatique ne relève pas exclusivement du pouvoir exécutif. Elle constitue également un domaine dans lequel les parlementaires peuvent intervenir pour veiller à la défense des intérêts nationaux et à l’amélioration des moyens mis à la disposition des représentations congolaises.
Son initiative remet ainsi en lumière la question des infrastructures diplomatiques de la RDC et de leur adéquation avec les ambitions internationales du pays.
En annonçant cette démarche, l’élue réaffirme sa volonté de contribuer, par le contrôle parlementaire, au renforcement de la présence congolaise à l’étranger.
« La RDC doit occuper toute sa place, partout où ses intérêts et ses citoyens l’exigent », a-t-elle fait valoir dans son message.
Reste désormais à connaître les précisions que fournira la ministre des Affaires étrangères sur l’état d’avancement de ce projet et les perspectives de réalisation de cette nouvelle représentation diplomatique.
Joséphine Mawete


