Le Programme « Or Vert du Congo » veut renforcer sa place dans le marché agricole congolais en misant sur une meilleure connexion entre producteurs et distributeurs. Sa coordonnatrice nationale, Fanny Tshisekedi, a présenté cette ambition au vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, lors d’une rencontre tenue lundi 12 octobre 2026 au Centre financier de Kinshasa.
Led échanges ont porté sur les perspectives d’accompagnement des pouvoirs publics pour soutenir le développement de la filière agricole.
Accompagné du vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, Adolphe Muzito a reçu la délégation venue exposer la vision du programme, son positionnement sur le marché et les innovations envisagées pour améliorer la commercialisation des produits agricoles locaux.
La particularité d’« Or Vert du Congo » repose sur une approche intégrée de la chaîne de valeur agricole. Le programme entend rapprocher les producteurs des distributeurs afin de faciliter l’écoulement des récoltes et de mieux valoriser le travail des exploitants.
« Le programme Or Vert se veut être un programme où on fait une chaîne de valeur. Nous sommes un point central entre les producteurs et les distributeurs », a expliqué Fanny Tshisekedi à l’issue de la rencontre.
À travers son partenaire exécutif YOKANI GIE, le programme prévoit notamment d’accompagner les maraîchers et les petites et moyennes entreprises agricoles, tout en facilitant leur mise en relation avec les supermarchés, les hôtels, les restaurants et d’autres acheteurs.
Cette démarche vise à structurer les circuits de distribution, à offrir de nouveaux débouchés aux producteurs et à favoriser des relations commerciales plus durables entre les différents acteurs de la filière.
Porté par Group Choice Holding Company, le programme défend une vision résumée par son slogan « Le minerai du sol ». Cette expression traduit la volonté de faire du potentiel agricole congolais un levier de diversification économique, au même titre que les ressources minières.
Les ambitions portent notamment sur la promotion de l’entrepreneuriat agricole auprès des femmes et des jeunes, le renforcement de la production locale et le soutien à la transformation des produits agricoles. À terme, cette orientation vise également à réduire la dépendance de la RDC aux importations alimentaires et à stimuler la création d’emplois.
Pour atteindre ces objectifs, le programme mise sur une meilleure organisation de l’écosystème agricole, dans lequel producteurs, distributeurs, investisseurs et institutions publiques pourraient agir de manière complémentaire. L’amélioration de l’accès aux marchés et aux mécanismes de financement constitue ainsi un enjeu important pour les exploitants.
La rencontre avec Adolphe Muzito s’inscrit dans une démarche de plaidoyer destinée à sensibiliser les autorités aux besoins d’investissement dans le secteur agricole et à explorer les possibilités d’accompagnement institutionnel du programme.
« Nous avons répondu à l’invitation du ministre du Budget pour pouvoir expliquer plus longuement le programme, notre positionnement sur le marché agricole et les innovations que nous voulons apporter », a indiqué Fanny Tshisekedi.

Pour « Or Vert du Congo », le développement de l’agriculture nécessite davantage que des capacités de production. Il suppose également des circuits commerciaux structurés, des partenariats solides et des ressources adaptées aux besoins des exploitants.
Toutefois, cette rencontre ouvre la voie à l’examen de possibles collaborations, en tenant compte des compétences des institutions concernées.
Le programme entend notamment inscrire son action en complémentarité avec le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire.
« Or Vert du Congo » ambitionne de contribuer à une agriculture plus compétitive, davantage orientée vers les besoins du marché et capable de générer des revenus pour les producteurs.
Il reste à faciliter l’accès aux débouchés, améliorer la valorisation des récoltes, soutenir les entrepreneurs agricoles et renforcer la disponibilité des produits locaux.
En défendant le concept du « minerai du sol », le programme met en avant la richesse congolaise avec ses terres, ses producteurs et sa capacité à développer une économie agricole créatrice d’emplois et contribuant à la sécurité alimentaire.
Lydia Mangala


