Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a présidé, samedi 10 octobre 2026 à Kinshasa, la clôture de cinq jours de consultations et de sensibilisation consacrés à la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire (AMO).
Ces échanges ont réuni des représentants du gouvernement, des organisations syndicales des secteurs public et privé ainsi que des partenaires autour des modalités de déploiement de cette réforme.
Les discussions ont notamment porté sur la gouvernance du dispositif, avec une attention particulière accordée à la cogestion entre le gouvernement et les représentants des travailleurs. La transparence, le suivi de la réforme et la participation des différentes parties prenantes ont également figuré parmi les points abordés.
À travers ces consultations, les autorités entendent favoriser une meilleure compréhension de l’AMO et renforcer le dialogue avec les acteurs concernés par sa mise en œuvre.
Samuel Roger Kamba a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires du pays. Dans cette perspective, des équipements sont en cours de commande pour 125 centres de santé, tandis que 200 autres structures sont également prévues dans le cadre des efforts annoncés pour renforcer l’offre de soins.

Le développement du numérique dans le secteur de la santé figure également parmi les axes évoqués. L’objectif est de faciliter l’accès aux services et de contribuer à une meilleure organisation du système sanitaire.
Ces mesures s’inscrivent dans une démarche plus large visant à renforcer les capacités des établissements de santé et à améliorer les conditions de prise en charge des patients.
La mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire vise à renforcer la protection financière des travailleurs et de leurs familles face aux dépenses liées à la maladie. Le dispositif ambitionne de réduire les obstacles financiers qui empêchent une partie de la population d’accéder aux soins.
Cette réforme s’inscrit dans la vision de la Couverture santé universelle, qui vise à permettre à chacun d’accéder aux services de santé nécessaires sans subir de difficultés financières liées aux dépenses médicales.
La clôture de ces consultations marque une étape dans le processus de mise en œuvre de l’AMO en République démocratique du Congo. La concrétisation des orientations discutées dépendra notamment des modalités de déploiement du dispositif, de la qualité de sa gouvernance et de la capacité des structures sanitaires à répondre aux besoins des bénéficiaires.
L’enjeu reste de faire de l’accès aux soins un droit plus effectif, afin que la maladie ne constitue plus une cause d’appauvrissement pour les ménages congolais.
Lydia Mangala


