Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a vivement réagi, ce vendredi 9 octobre 2026, à l’allocution de l’ancien président Joseph Kabila, en critiquant son bilan et ses positions politiques. Dans un message publié sur le réseau social X, il a accusé l’ancien chef de l’État d’incarner des méthodes antidémocratiques et de n’avoir que le chaos à proposer à la République démocratique du Congo.
« Un homme du passé, nostalgique des méthodes antidémocratiques, fils-aîné du père, complice et auteur connu des crimes, condamné et sous sanctions américaines. Il n’a rien d’autre à offrir que le chaos », a écrit Patrick Muyaya.
Le gouvernement mise sur le dialogue pour restaurer la paix
Au-delà de ses critiques à l’égard de Joseph Kabila, le ministre de la Communication et Médias a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du dialogue, présenté comme une voie privilégiée pour mettre fin à la crise sécuritaire et préserver l’intégrité territoriale du pays.
« Avec le peuple congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le Président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires persistantes en RDC, alors que les initiatives de dialogue sont présentées par les autorités comme un moyen de parvenir à une paix durable.
Joseph Kabila critique la gestion de Félix Tshisekedi
La réaction de Patrick Muyaya fait suite à une allocution au cours de laquelle Joseph Kabila a vivement critiqué la gestion du pays par le président Félix Tshisekedi, notamment en matière de sécurité et de gouvernance politique.
Cet échange public illustre les divergences profondes entre l’ancien chef de l’État et les autorités actuelles sur la conduite des affaires publiques, la situation sécuritaire et les voies à privilégier pour sortir de la crise.
Alors que Joseph Kabila remet en question la gestion du pouvoir actuel, le gouvernement, par la voix de son porte-parole, défend le processus de dialogue engagé par le président de la République et rejette les critiques de l’ancien dirigeant.
Joséphine Mawete


