La République démocratique du Congo a placé son patrimoine culturel au cœur de sa participation à la 61ᵉ Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise. Une conférence scientifique consacrée à la « contribution de la RDC à la sauvegarde du patrimoine mondial : transmission, restitution et innovation » s’est tenue le 24 septembre 2026 à Venise, réunissant artistes, chercheurs et acteurs du patrimoine.
Organisée dans le cadre des activités parallèles de la participation congolaise à cette manifestation internationale, la rencontre a été ouverte par la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo.
Dans son intervention, la ministre a présenté le patrimoine congolais au-delà de sa seule dimension historique et culturelle. Elle l’a également inscrit dans une dynamique de coopération et de rayonnement international.

« Le patrimoine congolais n’est pas seulement un héritage à protéger. Il est une ressource de coopération, un instrument de dialogue et un domaine d’expertise que le pays met à la disposition de la communauté internationale », a-t-elle déclaré.
Cette vision s’articule autour de trois axes majeurs notamment la sauvegarde et la transmission du patrimoine culturel immatériel, notamment à travers la Rumba congolaise, la préservation des savoir-faire et de la mémoire culturelle liés au patrimoine Kuba, ainsi que la restitution des biens culturels congolais conservés à l’étranger.
La participation congolaise est également marquée par la présence, pour la première fois, d’un pavillon national de la RDC à la Biennale de Venise. Dénommé « Simba Moto ! », soit « Saisis le feu ! », cet espace permet à des artistes congolais de présenter leurs œuvres dans l’un des rendez-vous majeurs de la scène artistique internationale.
Pour Yolande Elebe, cette présence traduit également une volonté d’inscrire la culture dans l’action diplomatique et politique du pays.
« Notre présence à la conférence scientifique internationale de la Biennale de Venise procède d’une vision, celle du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a fait de la culture un levier de rayonnement international du pays et de cohésion nationale », a-t-elle souligné.
La restitution au cœur de la démarche
Cette conférence a par ailleurs coïncidé avec la remise d’œuvres d’art congolaises conservées pendant plusieurs années par Giordano Garuti, un Italien âgé de 92 ans ayant travaillé en Afrique.
Cette restitution s’inscrit dans la réflexion portée par la RDC sur le retour de ses biens culturels et sur la nécessité de préserver la mémoire liée à ces œuvres.
Le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine entend ainsi faire de la sauvegarde, de la transmission et de la restitution des éléments constitutifs d’une stratégie de valorisation du patrimoine congolais.
Cette dynamique s’inscrit, selon Yolande Elebe, dans la vision portée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi et mise en œuvre par le gouvernement sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, qui place la culture parmi les leviers de l’action publique et du rayonnement de la RDC.
Lydia Mangala


