À l’occasion du cinquième anniversaire de la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME), les jeunes filles ont été au cœur d’un panel consacré notamment aux droits des femmes, à l’entrepreneuriat, au leadership et au réseautage. Parmi les intervenantes, Maître Varlette Mampasi, avocate au barreau de Kinshasa/Matete, activiste des droits humains et coordonnatrice de la structure Educonnect, a plaidé, samedi 3 octobre en faveur d’une meilleure connaissance des droits par les jeunes filles.
Engagée depuis plusieurs années dans la sensibilisation et la formation des jeunes, Varlette Mampasi intervient sur des questions liées aux droits des femmes et des filles, à l’éducation, au leadership féminin et à leur autonomisation.
Face aux participantes, elle a expliqué que l’émancipation des femmes passe notamment par une prise de conscience personnelle et une bonne connaissance de leurs droits.
« Le droit commence par une prise de conscience personnelle », a-t-elle déclaré.

Pour l’avocate, les jeunes filles doivent également dépasser les préjugés qui continuent d’associer certaines études ou professions aux hommes. Le choix d’une carrière doit avant tout reposer sur les capacités, les compétences et la détermination.

« Le cerveau n’est pas au masculin. Le cerveau n’est pas au féminin », a-t-elle insisté.
Varlette Mampasi a également insisté sur l’importance de la lecture et de l’accès à l’information. Selon elle, les jeunes doivent utiliser les outils numériques non seulement pour se divertir, mais aussi pour apprendre, s’informer et mieux comprendre leurs droits.
Cette vision rejoint son engagement auprès des jeunes à travers Educonnect, une structure qui met notamment l’accent sur l’accompagnement, la formation et le développement des compétences.
« Mieux tu connais tes droits, moins tu seras victimisée », a-t-elle précisé.

La juriste a également rappelé que la connaissance des droits doit aller de pair avec l’acquisition de compétences. Pour elle, les jeunes filles doivent se préparer à occuper les espaces auxquels elles aspirent et ne pas limiter leur démarche à la seule revendication de leurs droits.
« Ce n’est pas parce que je suis femme que je dois seulement revendiquer mes droits, c’est parce que j’ai les compétences »,a-t-elle martelé.

Son intervention s’est ainsi inscrite dans la philosophie du panel de donner aux jeunes filles des repères, des connaissances et des modèles afin de les aider à construire leur avenir avec davantage de confiance et d’autonomie.
À travers son parcours d’avocate et son engagement dans la défense et la promotion des droits humains, Varlette Mampasi a appelé les participantes à faire de la connaissance, de l’éducation et des compétences des leviers essentiels de leur autonomisation.
Ben Mandjolo


