À l’occasion du cinquième anniversaire de la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME), sa fondatrice, Julie Nsuele, est revenue sur l’histoire personnelle à l’origine de cette organisation et sur la vision qui guide, depuis cinq ans, son engagement en faveur des femmes, des jeunes filles et des enfants.
Lors de la soirée de gala, Julie Nsuele a livré un témoignage marqué par l’émotion, rappelant que la naissance de GRAME est intimement liée à une épreuve familiale vécue pendant la pandémie de Covid-19.
Alors que sa mère était gravement malade, Julie Nsuele a été confrontée aux difficultés liées à la prise en charge des patients et à l’accès aux soins. Face à cette situation, elle a fait une promesse à Dieu : si sa mère survivait, elle consacrerait une partie de son engagement à aider les enfants et les femmes.
Cette promesse est progressivement devenue une mission. Environ une année plus tard, Julie Nsuele a décidé de la transformer en une initiative structurée avec la création de la Fondation Grâce à ma Mère.

Depuis sa création, GRAME s’est engagée dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, la formation et l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes filles.
Pour sa fondatrice, la formation constitue un véritable levier de transformation. Elle permet à une femme d’acquérir des compétences, de développer une activité génératrice de revenus, de prendre des décisions et, à son tour, de créer des opportunités autour d’elle.

« Former une femme, c’est lui donner le pouvoir de décider, de créer une activité, d’employer d’autres personnes et de contribuer au développement de la RDC », a-t-elle expliqué dans son intervention.
Julie Nsuele a également défendu une vision qui refuse de considérer la pauvreté comme une fatalité ou l’exclusion comme une normalité.

« Nous refusons que la pauvreté soit une fatalité, que l’exclusion soit une normalité et que le manque d’opportunités soit une condamnation », a-t-elle affirmé.

Au fil de son intervention, la fondatrice a également évoqué les différentes réalisations de GRAME, notamment dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle.
Pour elle, l’impact d’une initiative ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes accompagnées, mais surtout aux changements observés dans leur quotidien.
« Notre impact, ce sont des vies transformées, des familles transformées, des femmes et des filles qui retrouvent confiance », a-t-elle souligné.
Des défis qui restent importants

Malgré les avancées enregistrées au cours de ces cinq années, Julie Nsuele reconnaît que les défis restent importants. Les besoins demeurent nombreux et les capacités de la fondation ne permettent pas encore de répondre à toutes les demandes.
L’accès à la formation, aux ressources et aux marchés demeure notamment un défi pour plusieurs femmes qui souhaitent développer leurs activités.

Pour Julie Nsuele, ces difficultés ne remettent toutefois pas en cause la nécessité de poursuivre l’action.
Cinq ans après sa création, GRAME apparaît ainsi comme la concrétisation d’une promesse personnelle devenue une initiative collective. De l’épreuve vécue avec sa mère à la création d’une fondation engagée auprès des femmes et des enfants, Julie Nsuele entend poursuivre cette mission en plaçant la formation, l’autonomie et la transformation des vies au cœur de son engagement.
Ben Mandjolo


