Au cours de la deuxième édition du Forum sur l’Employabilité des Jeunes, Jossard Katunda, responsable de la communication digitale au Cabinet du ministre des Mines, consultant international en marketing numérique auprès de l’OIF et fondateur de Light Digital Consulting SARL, a placé la construction de l’image professionnelle en ligne au cœur de son intervention.
De par son propre parcours et plusieurs exemples de recrutement, il a montré que la présence numérique peut constituer un véritable levier d’accès aux opportunités professionnelles, parfois avant même l’envoi d’un CV.
Jossard Katunda a notamment raconté comment, en 2021, il avait été approché sur LinkedIn par une recruteuse alors qu’il travaillait encore dans une banque. Son profil professionnel, correctement renseigné et visible sur la plateforme, avait attiré son attention avant même qu’il ne candidate formellement.
Cette expérience lui a permis d’illustrer concrètement l’importance du personal branding, qu’il définit comme l’image d’une personne que les gens retiennent.
Pour lui, les jeunes doivent donc construire volontairement cette image en mettant en ligne des contenus qui démontrent leurs compétences, leurs domaines d’expertise et leurs réalisations.
L’expert en marketing digital recommande aux jeunes de distinguer leur présence personnelle de leur positionnement professionnel sur les réseaux sociaux.

« Je vous conseillerais de mettre votre focus sur LinkedIn. C’est la plateforme professionnelle, là où il y a des recruteurs et des chefs d’entreprise. C’est là où vous devez passer votre énergie à créer du contenu », a-t-il conseillé.
Il encourage également les candidats à transformer leur CV en une véritable vitrine numérique, en actualisant leur profil LinkedIn et en veillant à la cohérence des informations qui y figurent.
Pour Jossard Katunda, les réseaux sociaux peuvent également servir de portfolio. Un informaticien peut y présenter ses applications, un communicant ses productions, un entrepreneur ses réalisations ou encore un créateur de contenu ses travaux.

La construction d’une réputation professionnelle commence, selon lui, par une connaissance précise de sa propre valeur.
Il invite ainsi les jeunes à identifier leurs compétences clés, leur domaine de spécialisation, ce qui les distingue des autres profils et le secteur dans lequel ils souhaitent évoluer.
Son propre parcours illustre cette démarche. Avant d’intégrer le secteur bancaire, il s’était intéressé aux responsables marketing et communication des différentes banques, afin de comprendre leurs besoins et d’identifier les opportunités correspondant à son profil.
Jossard Katunda a également partagé l’exemple d’une jeune créatrice de contenu repérée sur TikTok par son agence alors qu’elle recherchait un profil capable de présenter les produits d’un client en vidéo.
Son contenu en ligne a permis au recruteur de découvrir directement son savoir-faire et de lui proposer une collaboration.
« Les réseaux sociaux sont là pour vous montrer ce que vous savez faire », a-t-il souligné.

Il a encouragé les jeunes à utiliser ces plateformes comme des espaces de démonstration de leurs compétences plutôt que comme de simples lieux de divertissement.
L’expert a enfin rappelé que l’image professionnelle ne se limite pas à Internet. La ponctualité, la présentation, la communication, le comportement lors d’un entretien et le suivi après une rencontre participent également à la réputation d’un candidat.
Il recommande notamment d’arriver suffisamment tôt aux rendez-vous, de soigner sa présentation, de maintenir de bonnes relations avec ses anciens responsables et collègues et d’adresser un message de remerciement après une rencontre professionnelle.

« Votre réputation arrive toujours avant vous. Faites en sorte qu’elle vous ressemble », a-t-il martelé.
Jossard Katunda a ainsi défendu une approche de l’employabilité fondée sur la compétence, la visibilité, le positionnement et la réputation, invitant les jeunes à faire du numérique un véritable outil de construction de leur carrière.
Lydia Mangala


