La richesse de la femme ne se limite ni à l’argent ni aux biens matériels. Elle réside aussi dans les talents, les capacités et les potentiels parfois insoupçonnés qu’elle porte en elle. C’est l’une des principales idées défendues par Madeleine Nikomba Sabangu, préfacière du livre « Richesse révélée » de l’auteure Nadine Tshibuku Pulumba, lors du vernissage de l’ouvrage organisé le samedi 3 octobre 2026 à Ingenious City, à Kinshasa.
Invitée à expliquer les raisons de son choix de préfacer cet ouvrage, la sénatrice et gouverneure honoraire de la Tshopo a expliqué que la demande de Nadine Tshibuku Pulumba dépassait, à ses yeux, le simple exercice éditorial.
« Ce n’était pas une invitation à préfacer simplement le livre. C’était une grande responsabilité ou une façon de nous demander de changer la façon de voir la femme », a-t-elle déclaré.

Madeleine Nikomba estime que le titre « Richesse révélée » prend tout son sens lorsqu’il est associé aux capacités souvent enfouies chez les femmes. Pour elle, l’ouvrage encourage celles-ci à dépasser les doutes qui les empêchent de mettre leurs talents au service de leurs ambitions.
« Plus souvent, quand on parle de richesse, nous voyons l’argent, les biens matériels. Mais cette fois-là, dans ce livre, il ne s’agit pas de biens matériels. Il s’agit de ces talents qui se cachent tout au fond de ton cœur », a-t-elle souligné.
Pour illustrer cette conception de la richesse, Madeleine Nikomba s’est appuyée sur son propre parcours. Avocate, sénatrice et ancienne gouverneure de la Tshopo, elle a expliqué que plusieurs de ses capacités se sont révélées progressivement, parfois dans des circonstances inattendues.
Elle a notamment évoqué la fabrication de savons qu’elle a commencée après le décès de son père, alors même que son parcours professionnel et politique semblait déjà établi.
« Je suis avocate, je suis sénatrice, je suis gouverneure honoraire. Pourquoi je veux faire du savon ? Ce sont des talents, la richesse qui est à moi. Ça se réveille, ça se réveille et je dois les faire », a-t-elle affirmé.
Par cette expérience personnelle, la préfacière de l’ouvrage défend l’idée que les femmes peuvent porter plusieurs vocations et que certaines ne se découvrent qu’au fil des expériences.
Madeleine Nikomba a également insisté sur l’importance des modèles féminins pour permettre aux jeunes filles de mieux identifier leurs capacités et de croire en leur potentiel.
Selon elle, les jeunes générations disposent aujourd’hui de davantage de figures auxquelles elles peuvent s’identifier, contrairement aux générations précédentes qui manquaient parfois de repères.
« Les jeunes filles d’aujourd’hui ont beaucoup de chance parce qu’il y a beaucoup de modèles aujourd’hui », a-t-elle relevé.

Elle se montre ainsi optimiste quant à l’avenir des jeunes femmes, estimant que cette nouvelle génération pourra aller plus loin grâce aux parcours de celles qui les ont précédées.
Outre le contenu de l’ouvrage, Madeleine Nikomba a salué la personnalité et l’engagement de son auteure. Elle présente Nadine Tshibuku Pulumba comme une femme qui a fait de l’accompagnement et de la valorisation des autres femmes une véritable mission.
« C’est une fille incroyable. Elle est forte. Vraiment, elle est très forte et c’est une booster », a-t-elle témoigné.

Pour la préfacière, l’engagement de Nadine Tshibuku Pulumba ne serait pas motivé par un intérêt financier, mais par la volonté de voir davantage de femmes progresser et accéder à des responsabilités.
« J’aime beaucoup ce que Nadine fait. Elle motive les femmes et elle en a fait une mission. Pour elle, sa satisfaction, c’est de voir des femmes avancer, de voir ces femmes-là monter, devenir des grandes femmes de demain », a-t-elle ajouté.

Madeleine Nikomba a ainsi présenté « Richesse révélée » comme un appel à l’introspection et à l’action, particulièrement adressé aux femmes appelées à identifier leurs talents, à les assumer et à les transformer en force pour leur parcours.
Lydia Mangala


