AFRIDEX franchit une nouvelle étape dans son processus de restructuration. Après quinze jours de travaux, l’atelier consacré à la préparation et à la validation de son nouveau cadre organique a été clôturé ce jeudi 1er octobre 2026 à l’hôtel Golden Tulip de Kinshasa, sous la présidence du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita.
Réunis durant deux semaines, experts et responsables d’AFRIDEX ont procédé à une revue de l’organisation actuelle de l’établissement, avec l’objectif de mettre en place une architecture administrative davantage adaptée à ses missions et aux exigences d’un service public moderne.
Les travaux ont notamment porté sur la clarification des responsabilités, les chaînes de commandement, les mécanismes de prise de décision ainsi que l’optimisation des ressources humaines.
L’enjeu était de parvenir à une organisation plus lisible, permettant à chaque structure et à chaque responsable de mieux connaître ses attributions et de contribuer efficacement au fonctionnement de l’établissement.
Présentant les conclusions de l’atelier, le Directeur général d’AFRIDEX, Sikabwe Asinda Fall, a salué l’implication des experts et des responsables ayant participé à cet exercice.
La validation de ce nouveau cadre organique constitue ainsi une étape structurante dans le processus de réforme engagé au sein de l’établissement.
Dans son allocution de clôture, Me Guy Kabombo Muadiamvita a souligné l’importance de traduire cette nouvelle architecture dans le fonctionnement quotidien d’AFRIDEX.
Le Vice-Premier ministre a présenté le nouveau cadre organique comme une « boussole », appelée à donner à l’établissement une organisation plus cohérente et plus efficace.

Pour le ministre de la Défense nationale, l’adoption du document ne constitue toutefois pas une finalité en soi. Sa réussite dépendra surtout de son application effective et de la capacité des différentes structures à s’approprier les nouvelles orientations.
Cette mise en œuvre devra notamment permettre d’améliorer la coordination interne, de renforcer la responsabilité des différents niveaux de gestion et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Avec la validation du cadre organique, AFRIDEX ouvre désormais une nouvelle phase de sa restructuration.
Deux chantiers sont annoncés notamment l’élaboration du référentiel des emplois et des compétences, puis la rédaction du manuel de procédures.
Le premier devra permettre de mieux définir les fonctions, les profils et les compétences nécessaires au fonctionnement de l’établissement. Le second viendra préciser les méthodes et les procédures devant encadrer les différentes activités.
Ces deux outils doivent ainsi permettre de passer de l’architecture organisationnelle adoptée à sa traduction concrète dans les pratiques quotidiennes.
La cérémonie de clôture a également été marquée par une minute de silence en mémoire du Lieutenant-général Mutombo Katala Étienne Joseph, premier président de la Haute Cour militaire, et du Lieutenant-général Likulia Bakomi Jean-Lucien, auditeur général près la Haute Cour militaire.
Les deux hauts responsables militaires ont perdu la vie dans le crash survenu à Kenge, dans la province du Kwango.

Ce moment de recueillement a ponctué une cérémonie placée à la fois sous le signe de la réforme institutionnelle et de la mémoire des serviteurs de l’État disparus.
La restructuration d’AFRIDEX s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme de l’appareil de défense nationale portée par le Président de la République et Commandant suprême des FARDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La validation du nouveau cadre organique marque donc une étape importante, mais le véritable enjeu réside désormais dans sa mise en œuvre. À travers le référentiel des emplois et des compétences et le futur manuel de procédures, AFRIDEX devra progressivement traduire cette nouvelle organisation en mécanismes opérationnels, avec l’ambition d’améliorer durablement son fonctionnement et son efficacité.
Lydia Mangala


