Le processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est invité, mercredi 30 septembre 2026, au sommet des échanges entre Kinshasa et Luanda. Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été reçu par le président angolais João Lourenço, à qui il a transmis un message spécial du président Félix-Antoine Tshisekedi consacré à l’évolution du processus de paix.
Accompagné du Haut représentant du chef de l’État, Sumbu Sita, et de sa délégation, Floribert Anzuluni s’est rendu à Luanda en qualité d’envoyé spécial du président Tshisekedi.
Au centre de l’entretien : les avancées du processus de reddition volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), encadré par le « Protocole de désarmement, démobilisation et de cantonnement des FDLR par la sensibilisation ». La délégation congolaise a également présenté les prochaines étapes prévues dans ce mécanisme.
Pour Kinshasa, la rencontre avec João Lourenço s’inscrit dans une démarche de consultation des partenaires régionaux autour du processus de paix. L’Angola demeure en effet un acteur important des initiatives diplomatiques liées à la crise dans l’Est de la RDC.

« La RDC est déterminée à respecter ses engagements pris dans le cadre des accords de paix de Washington qui ont été signés avec le Rwanda sous la médiation américaine », a déclaré Floribert Anzuluni au sortir de l’audience.
Le ministre a également indiqué que Kinshasa entendait informer ses partenaires des évolutions enregistrées depuis la publication du protocole sur la reddition volontaire des FDLR et leur présenter la feuille de route des prochaines étapes.
« Nous présentons également la feuille de route pour les étapes suivantes. C’est un élément extrêmement important à ce stade », a-t-il ajouté.

Cette étape de Luanda intervient après une précédente mission de la délégation congolaise à Lomé, où Floribert Anzuluni avait également présenté les avancées du processus aux autorités togolaises. Ces consultations visent à maintenir les partenaires régionaux et internationaux informés de l’évolution du mécanisme et à rechercher leur accompagnement.
Le protocole présenté par Kinshasa prévoit un processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des combattants des FDLR. Les autorités congolaises ont également annoncé la mise en place d’un mécanisme de suivi associant des partenaires régionaux et internationaux.
Kinshasa cherche à consolider l’accompagnement régional du processus et à faire progresser les engagements liés au règlement de la crise dans l’Est.
Pour le gouvernement congolais, l’objectif reste la restauration durable de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
La rencontre de Luanda constitue ainsi une nouvelle étape diplomatique autour d’un processus dont la mise en œuvre doit désormais se traduire par des avancées concrètes sur le terrain.
Lydia Mangala


