La diplomatie congolaise a marqué un temps de recueillement et de mémoire le mardi 29 septembre 2026 à Rome. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est rendue au Cimetière Flaminio, accompagnée de la délégation congolaise, pour honorer la mémoire de feu l’ambassadeur Charles Atembina Te Bombo, ancien doyen du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, ainsi que celle de son épouse, Bibiane Atembina Ngima.
La ministre d’État était notamment accompagnée de l’ambassadeur Deogratias Ndagano Mangokube et a effectué cette visite en présence d’un représentant de la famille.
Décédé le 22 juin 2004, alors qu’il assumait les fonctions de doyen du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, Charles Atembina Te Bombo a consacré une partie de sa vie au service de la diplomatie congolaise.
Son épouse, Bibiane Atembina Ngima, l’a rejoint quatorze ans plus tard, le 5 avril 2018. Les deux reposent aujourd’hui au Cimetière Flaminio à Rome.
La présence de la cheffe de la diplomatie congolaise sur leur lieu de sépulture a ainsi pris la forme d’un devoir de mémoire envers deux personnes liées à l’histoire de la représentation congolaise en Italie et auprès du Saint-Siège.
Cette visite a également permis d’évoquer la situation des diplomates congolais et les difficultés qui ont marqué certaines périodes de la diplomatie nationale.
En présence du représentant de la famille, Thérèse Kayikwamba a réaffirmé la volonté des autorités congolaises de veiller à ce que les diplomates ayant servi l’État bénéficient, y compris après leur disparition, de la considération et de la dignité attachées à leur fonction.
Le geste s’inscrit dans une volonté de renforcer l’attention portée aux agents de la diplomatie congolaise et à leurs familles.

La ministre d’État a pris le concret engagement auprès de la famille d’œuvrer au rapatriement des dépouilles de Charles Atembina Te Bombo et de son épouse en République démocratique du Congo, conformément au souhait exprimé par leurs descendants.
Elle a également indiqué qu’elle entendait rester en contact avec la famille afin de travailler avec elle à la concrétisation de cette démarche.
Cette initiative donne ainsi à la visite une portée qui dépasse le simple recueillement. Elle pose la question de la mémoire des diplomates congolais et de la manière dont l’État accompagne leurs familles, y compris des années après leur disparition.
Cet hommage intervient dans un contexte où la diplomatie congolaise met également en avant son héritage historique. Après avoir rendu hommage à António Manuel Nsaku Ne Vunda, envoyé du Royaume Kongo auprès du Saint-Siège au XVIIᵉ siècle, la ministre d’État a ainsi honoré une figure plus récente de la diplomatie congolaise.

Du souvenir d’un ambassadeur ayant représenté le Congo auprès du Saint-Siège à celui d’un diplomate disparu dans l’exercice de ses fonctions, ces gestes rappellent l’exigence de préserver la mémoire de celles et ceux qui ont porté la voix de la RDC à l’étranger et maintenir le lien avec leurs familles.
Au Cimetière Flaminio, le recueillement de Thérèse Kayikwamba s’est ainsi transformé en engagement de faire du devoir de mémoire un acte concret de reconnaissance envers les serviteurs de l’État et leurs proches.
Lydia Mangala


