La situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est invitée au programme des échanges de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à New York. Le samedi 26 septembre 2026, la Cheffe du Gouvernement a reçu Johan Borgstam, Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, pour discuter des besoins des populations affectées par le conflit et des réponses à renforcer.
Les discussions ont notamment porté sur l’accès humanitaire, la continuité des services essentiels dans les zones touchées ainsi que la poursuite des concertations autour de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre la RDC et l’Union européenne sur les enjeux sécuritaires, humanitaires et les processus de paix dans la région des Grands Lacs.
Pour Judith Suminwa, l’une des priorités demeure la possibilité pour les populations touchées par le conflit d’accéder à l’aide humanitaire dans des conditions sûres.
La Première ministre a ainsi insisté sur la nécessité de garantir un accès « sûr, effectif et continu » à l’assistance humanitaire, alors que les déplacements de populations et les besoins essentiels continuent de peser sur les zones affectées.
Cette préoccupation rejoint celle régulièrement mise en avant par l’Union européenne dans son action humanitaire en RDC, notamment concernant la nécessité de garantir un accès sans entraves aux populations en détresse et de maintenir les services de base.
Les échanges ont également porté sur la continuité des services essentiels dans les territoires affectés par le conflit.
L’enjeu est notamment de permettre aux populations de continuer à bénéficier des services indispensables, malgré les contraintes sécuritaires et humanitaires qui affectent certaines zones de l’Est.
La discussion entre Judith Suminwa et Johan Borgstam intervient ainsi dans une approche qui lie la réponse humanitaire immédiate à la nécessité de maintenir des conditions minimales de vie pour les populations concernées.
Les deux parties ont également évoqué la préparation d’une mission prévue en novembre, qui devrait réunir différentes agences et couvrir plusieurs villes de la RDC ainsi que de la sous-région.
Cette mission doit permettre de poursuivre les échanges sur les réalités humanitaires et sécuritaires observées sur le terrain et de renforcer la coordination entre les différents acteurs.
La rencontre a enfin permis de réaffirmer la nécessité de maintenir le dialogue sur l’évolution de la situation dans l’Est de la RDC.
Pour l’Union européenne, le mandat de Johan Borgstam couvre notamment le soutien aux efforts de paix, la prévention des conflits et la recherche de solutions régionales aux crises, particulièrement dans l’Est de la RDC. Son mandat a été prolongé jusqu’au 31 août 2027.
Judith Suminwa a ainsi placé l’accès humanitaire et la continuité des services essentiels parmi les priorités de la réponse aux conséquences du conflit. Les échanges avec l’Union européenne devraient se poursuivre dans les prochains mois, notamment autour de la mission annoncée pour novembre et de l’évolution de la situation sécuritaire dans la région.
Lydia Mangala


