La République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur d’un Atlantique Sud placé sous le signe de la paix, de la sécurité et de la protection de l’environnement. À New York, jeudi 24 septembre 2026, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a participé à la réunion ministérielle de la Zone de paix et de coopération de l’Atlantique Sud (ZOPACAS), organisée par le Brésil.
La rencontre a notamment été marquée par la signature par la RDC de la Convention sur la protection de l’environnement marin dans l’Atlantique Sud, présentée comme le premier instrument juridiquement contraignant négocié dans le cadre de la ZOPACAS.
Cette signature traduit la volonté des États membres de renforcer leur coopération autour de la protection de l’espace maritime sud-atlantique. Créée en 1986 par une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, la ZOPACAS regroupe 24 pays d’Afrique et d’Amérique du Sud et constitue un cadre de dialogue sur la paix, la sécurité, l’environnement et le développement dans l’Atlantique Sud.
Dans son intervention, Thérèse Kayikwamba a réaffirmé l’engagement de Kinshasa à préserver l’Atlantique Sud comme un espace de paix, de stabilité et de coopération, conformément aux orientations adoptées lors de la 9ᵉ réunion ministérielle de la ZOPACAS, tenue à Rio de Janeiro en avril 2026.
La cheffe de la diplomatie congolaise a également insisté sur la gouvernance des ressources naturelles. Pour la RDC, les ressources terrestres et marines doivent contribuer au développement et à la paix plutôt que devenir des facteurs de tensions, de prédation ou de conflits.
Cette position rejoint le message porté par Kinshasa au Conseil de sécurité des Nations unies sur la nécessité d’une gouvernance responsable des ressources naturelles comme outil de prévention des conflits.
La coopération au sein de la ZOPACAS doit ainsi couvrir plusieurs domaines, notamment la sécurité maritime, la lutte contre les trafics illicites, la protection de la biodiversité et le développement des capacités scientifiques et techniques.
Thérèse Kayikwamba a également cité la Zone maritime d’intérêt commun entre la RDC et l’Angola comme illustration de la capacité des deux pays à transformer une question sensible en opportunité de coopération.
En juillet 2026, Kinshasa et Luanda ont signé un avenant au contrat de partage de production de cette zone maritime commune, marquant une nouvelle étape dans son opérationnalisation.
Pour la ministre, cette expérience souligne l’importance des mécanismes régionaux capables de favoriser le dialogue et de transformer les enjeux liés aux espaces et ressources partagés en perspectives de stabilité et de développement.
La RDC a enfin réaffirmé sa disponibilité à participer activement à la mise en œuvre des décisions adoptées à Rio de Janeiro.
Les priorités annoncées portent notamment sur la sécurité maritime, la lutte contre les trafics illicites, la gouvernance responsable des ressources naturelles, la protection de la biodiversité marine ainsi que la coopération scientifique et technique.
Kinshasa entend inscrire ses engagements maritimes dans une dynamique régionale plus large, où la protection de l’environnement, la gestion des ressources et la sécurité sont envisagées comme des dimensions complémentaires de la paix et du développement dans l’Atlantique Sud.
Lydia Mangala


