Le voyage de Miguel Masaïsaï s’est arrêté sur les routes du Congo-Brazzaville. Décédé vendredi 18 septembre 2026 dans un accident de la circulation à Ouesso, dans le nord de la République du Congo, le cycliste congolais a été rapatrié à Kinshasa ce vendredi 25 septembre dans l’après-midi.
La dépouille est arrivée au beach Ngobila, dans la commune de la Gombe, où elle a été mise en bière avant d’être acheminée à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, dans la commune de Kasa-Vubu. Des membres de la Fédération congolaise de cyclisme (Fécocy), dont son vice-président Rachidi Kongholo, étaient présents à l’arrivée du corps.

Un cortège de cyclistes a ensuite accompagné la dépouille à travers Kinshasa, notamment par le boulevard du 30 Juin et l’avenue du 24 Novembre, dans un dernier parcours jusqu’à l’hôpital du Cinquantenaire.
Miguel Masaïsaï s’était lancé le 1er mai 2026 dans une ambitieuse traversée de l’Afrique à vélo, avec pour point de départ Goma, dans l’est de la RDC, et pour destination finale Rabat, au Maroc.
Baptisé « Pedals for Peace », le projet devait couvrir environ 14 000 kilomètres à travers plusieurs pays africains. L’objectif était notamment de porter un message de paix et d’unité, particulièrement en faveur de l’est de la RDC, région confrontée depuis plusieurs années à un conflit armé.
Le cycliste avait d’abord traversé la RDC d’est en ouest. Après 67 jours de route et plus de 6 500 kilomètres parcourus, il était arrivé à Kinshasa le 5 août.

Après son passage dans la capitale congolaise, Miguel Masaïsaï avait repris la route le 6 septembre en direction du Congo-Brazzaville.
Son itinéraire l’avait conduit notamment à Brazzaville, Gamboma et Oyo. Le 14 septembre, il achevait sa 71ᵉ étape, longue de 98 kilomètres entre Gamboma et Oyo.
La suite de son parcours devait le conduire vers le nord du Congo-Brazzaville, puis le Cameroun, avant de poursuivre jusqu’au Maroc.
C’est finalement à Ouesso que cette traversée a été brutalement interrompue.
Miguel Masaïsaï ne portait pas seulement un défi sportif. Son parcours devait servir de moyen pour sensibiliser sur la paix et l’unité en RDC, avec une attention particulière à la situation dans l’est du pays.
Son projet transformait ainsi chaque étape en espace de rencontre et de transmission d’un message de paix, au fil des kilomètres parcourus à travers le continent.
La dépouille du cycliste est désormais conservée à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, en attendant les hommages officiels de la nation congolaise annoncés dans le programme prévu par sa famille et les responsables du cyclisme.
Après avoir parcouru des milliers de kilomètres pour porter un message de paix, Miguel Masaïsaï revient à Kinshasa pour son dernier parcours, cette fois accompagné par ses compagnons cyclistes.
Lydia Mangala


