La République démocratique du Congo et l’Égypte entendent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale. En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue mercredi 23 septembre à New York avec son homologue égyptien, Badr Ahmed Mohamed Abdelatty.
Au centre des échanges : le suivi des quatre accords signés en juin 2026 lors de la visite du président Félix-Antoine Tshisekedi au Caire, ainsi que les processus de paix de Washington et de Doha.
Ces quatre accords portent notamment sur les consultations politiques et diplomatiques, la création d’un pavillon de chirurgie cardiovasculaire au Centre hospitalier La Renaissance à Kinshasa, la coopération dans le développement urbain et la gestion des villes, ainsi que le renforcement des relations bilatérales d’investissement.
Les deux parties ont également convenu d’approfondir leur coopération dans plusieurs domaines, parmi lesquels les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la santé, les investissements et la gestion des ressources en eau. Le ministre égyptien a, de son côté, réaffirmé la volonté du Caire de renforcer les relations politiques, économiques et de développement avec Kinshasa et d’accroître la participation des entreprises égyptiennes aux projets en RDC.
La question des ressources en eau a également été abordée. Les deux pays ont notamment souligné l’importance du respect du droit international applicable aux cours d’eau transfrontaliers.
Sur le plan diplomatique, Thérèse Kayikwamba a salué le soutien de l’Égypte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC. Les deux ministres ont par ailleurs échangé sur les développements sécuritaires dans la région des Grands Lacs et sur les démarches engagées dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha.
Cette rencontre intervient quelques mois après la visite de Félix Tshisekedi au Caire, qui avait débouché sur la signature des quatre accords destinés à renforcer les relations entre les deux pays.
Kinshasa et Le Caire veulent ainsi transformer ces engagements en axes concrets de coopération, avec un accent particulier sur les secteurs économiques, sociaux et diplomatiques.
Lydia Mangala


