Ce 23 septembre 2026, à Newport York, la réforme du système multilatéral a constitué l’un des axes majeurs de l’intervention de Judith Suminwa Tuluka à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. La Première Ministre congolaise estime que les institutions internationales doivent désormais mieux refléter les réalités géopolitiques, économiques et technologiques du monde contemporain.
« Le monde de 1945 n’est plus », a déclaré la Cheffe du Gouvernement, évoquant les transformations liées à la révolution numérique, à la transition énergétique, au dérèglement climatique et à l’intelligence artificielle.
Pour Kinshasa, cette évolution impose une adaptation de la gouvernance mondiale.
La RDC réaffirme sa position sur la représentation africaine
Judith Suminwa a réaffirmé l’adhésion de la République démocratique du Congo au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
Ces positions africaines défendent notamment l’attribution de deux sièges permanents au continent africain au Conseil de sécurité des Nations Unies, avec les prérogatives qui leur sont attachées, ainsi que deux sièges non permanents supplémentaires.
Pour la Première Ministre, la réforme de l’ONU doit ainsi permettre une meilleure représentation des réalités du continent africain dans les instances de décision internationales.
Restaurer la confiance
Cette réforme institutionnelle s’inscrit, selon le plaidoyer congolais, dans un objectif plus large : restaurer la confiance dans le multilatéralisme.
Judith Suminwa a notamment appelé au respect des principes de la Charte des Nations Unies, dont l’égalité souveraine des États, le règlement pacifique des différends et le respect de l’intégrité territoriale.
À la tribune de l’ONU, Kinshasa a donc défendu une transformation du système multilatéral fondée à la fois sur une meilleure représentativité et sur une application cohérente du droit international.
Joséphine Mawete


