La République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur de la protection des enfants affectés par les conflits armés. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a participé, mercredi 23 septembre 2026 à New York, à la cérémonie officielle de signature de la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats, organisée à l’invitation de son homologue marocain, Nasser Bourita.
La cérémonie s’est tenue en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Une vingtaine d’États africains ont participé au lancement de la phase de signature de cet instrument conventionnel consacré aux enfants touchés par les conflits armés.
À cette occasion, Thérèse Kayikwamba Wagner a réaffirmé la position de la RDC en faveur d’une action collective pour protéger les enfants contre l’enrôlement et leur permettre de retrouver une vie familiale, scolaire et communautaire après les conflits.

« Pour la RDC, la protection de l’enfance et la consolidation de la paix ne sont pas de simples slogans. Elles exigent des engagements contraignants, une coopération régionale sincère et une volonté commune de tourner définitivement la page des conflits armés », a-t-elle déclaré.
La ministre d’État a également exprimé le soutien de la RDC au consensus obtenu autour du texte de la Convention, tout en saluant la flexibilité permettant aux États d’émettre une déclaration interprétative.
Pour Kinshasa, l’adoption de cadres communs ne peut toutefois constituer qu’une étape. La réintégration des enfants associés aux forces et groupes armés nécessite également des mécanismes concrets de prise en charge, de réadaptation et de retour dans les communautés.
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine souligne notamment que l’enrôlement et l’utilisation d’enfants alimentent les cycles de violence et compromettent les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration ainsi que la consolidation d’une paix durable.
Les politiques africaines de protection de l’enfance prévoient également une attention particulière aux filles associées aux groupes armés, aux survivantes de violences sexuelles, aux enfants en situation de handicap et à ceux dont les rôles dans les groupes armés sont moins visibles.
Thérèse Kayikwamba a ainsi appelé à une mobilisation africaine renforcée pour garantir la réinsertion effective des enfants affectés par les conflits.
Cette démarche rejoint les recommandations formulées par l’Union africaine, qui préconise notamment d’intégrer la protection de l’enfance aux processus de paix, aux programmes de DDR et aux efforts de reconstruction post-conflit.
Pour la RDC, pays confronté depuis plusieurs années aux conséquences des conflits armés dans l’Est, cet engagement s’inscrit dans une approche où la protection de l’enfance est étroitement liée à la recherche de solutions durables aux crises et à la consolidation de la paix.
Lydia Mangala


