Une sortie qui fait réagir dans le football congolais. Lors d’une conférence de presse, le sélectionneur des Diables Rouges du Congo Brazza, Claude Le Roy, affirme que certains agents de joueurs binationaux auraient exigé des sommes pouvant atteindre 30 millions de francs CFA, soit environ 40 000 euros, avant que leurs protégés ne rejoignent la sélection nationale.
Sans citer de noms, le technicien français assure avoir été confronté à des demandes qu’il qualifie de particulièrement importantes, simplement pour permettre à certains joueurs de venir disputer un match avec le Congo.
« Certains agents, je ne citerai pas de noms, ont demandé des sommes considérables pour que certains joueurs viennent. […] On parle de près de 30 millions de francs CFA, soit 40 000 euros, simplement pour venir disputer un match en équipe nationale », a-t-il déclaré.
Claude Le Roy dénonce également l’influence de certains représentants sur les choix de leurs joueurs. Selon lui, certains agents privilégieraient leurs intérêts financiers au détriment de l’intérêt sportif des joueurs et de celui de la sélection nationale.
Le sélectionneur insiste toutefois sur un point : les joueurs professionnels doivent être rémunérés pour leurs prestations avec l’équipe nationale. Il dit accepter les frais de mission et les primes officiellement prévus, mais rejette catégoriquement toute rémunération destinée à convaincre un joueur de rejoindre la sélection.
« Donner de l’argent à un joueur simplement pour qu’il accepte de venir en sélection, je n’avais jamais entendu ça de toute ma carrière. C’est la première fois », a-t-il martelé.
Claude Le Roy prévient même qu’il quitterait son poste si une telle pratique venait à être institutionnalisée.
« Le jour où l’on accepte de donner ne serait-ce que 100 euros à un joueur pour qu’il vienne en équipe nationale […] moi, je m’en vais tout de suite. »
Des déclarations qui mettent en lumière les relations parfois complexes entre sélections nationales, joueurs binationaux et agents. Aucun nom n’a cependant été cité et aucune preuve publique concernant ces demandes n’a été présentée dans les propos rapportés du sélectionneur.
Ben Mandjolo


