La République démocratique du Congo et la Tanzanie se sont engagés à poursuivre les discussions techniques en vue de conclure, dans un délai de 90 jours, un accord commercial bilatéral destiné à renforcer les échanges et les investissements.
L’engagement a été acté à Dar es Salaam à l’issue de deux jours de travaux entre le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et son homologue tanzanienne de l’Industrie et du Commerce, Judith Salvio Kapinga. Un communiqué conjoint a été signé à cet effet le samedi 19 septembre.
Pour concrétiser cet engagement, une équipe technique conjointe a été mise en place afin d’élaborer le projet d’accord commercial. Les travaux doivent notamment permettre de définir les mécanismes destinés à faciliter les opérations d’importation, d’exportation et de transit entre les deux pays.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par Kinshasa et Dar es Salaam de donner davantage de contenu à leur coopération économique et commerciale.
Les discussions ont également porté sur la collaboration entre les services publics congolais présents en Tanzanie et leurs homologues tanzaniens.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC) ont notamment été associés aux travaux. L’objectif est de réduire les obstacles administratifs susceptibles de ralentir les échanges transfrontaliers.
Ils ont également évoqué le rôle du port de Dar es Salaam, par lequel transitent notamment des exportations minières congolaises.
Les deux parties souhaitent identifier des mesures permettant de réduire les coûts et les délais des procédures d’importation et d’exportation, tout en améliorant la fluidité du transit.
Lors d’une visite effectuée au port le 19 septembre, les autorités portuaires tanzaniennes ont indiqué que le fret congolais pouvait désormais être traité en deux jours, contre dix auparavant, selon le ministère congolais du Commerce extérieur.
Pour Kinshasa, l’accord envisagé doit permettre de consolider les échanges commerciaux avec la Tanzanie et de créer un cadre plus favorable aux investissements.
Au terme des travaux, une commission mixte d’experts a ainsi été chargée de poursuivre l’élaboration du futur accord, avec pour échéance annoncée 90 jours à compter de la signature du communiqué conjoint.
Cette nouvelle séquence traduit la volonté des deux pays de passer des engagements politiques à des mécanismes concrets de facilitation du commerce, notamment autour du transit, des douanes, des investissements et des infrastructures portuaires.
Lydia Mangala


