La République démocratique du Congo renforce ses capacités de surveillance et de détection précoce des maladies à potentiel épidémique. L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a accueilli, le mercredi 12 août à Kinshasa, la première réunion du Comité conjoint de coordination du projet « Une Santé », avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Cette rencontre a réuni des représentants de la RDC, de la Zambie et du Japon, autour de la mise en œuvre opérationnelle du projet consacré au renforcement de la surveillance des fièvres hémorragiques virales. Le Secrétaire général à la Santé, Dr Bodi Ilonga, a également pris part aux échanges.
Au cœur de cette première réunion figurait la définition du cadre opérationnel du projet, ainsi que des mécanismes destinés à assurer son suivi et son évaluation.

Les participants ont notamment examiné les moyens de renforcer les capacités nationales de surveillance afin de permettre une identification plus rapide des alertes sanitaires et une réponse mieux coordonnée lorsqu’une menace épidémique apparaît.
L’approche « Une Santé » repose sur une coordination renforcée entre les différents acteurs concernés par la santé humaine, animale et environnementale. Elle vise notamment à améliorer la prévention et la capacité des systèmes de santé à anticiper les risques sanitaires.
Les discussions ont également porté sur l’utilisation des tests de diagnostic rapide QuickNavi™️ Ebola. Ces outils sont destinés à faciliter l’identification rapide des cas suspects et à accélérer l’orientation des personnes vers les dispositifs appropriés de prise en charge et de confirmation diagnostique.

Pour les acteurs du projet, l’amélioration des capacités de diagnostic sur le terrain constitue un élément important de la préparation aux épidémies. Une détection plus rapide permet en effet de déclencher plus tôt les mécanismes de surveillance, d’investigation et de réponse.
La réunion de Kinshasa marque ainsi une étape dans la structuration de la coopération entre la RDC, la Zambie et le Japon dans le domaine de la sécurité sanitaire.
Le projet entend miser sur le renforcement des compétences, la surveillance épidémiologique et la coordination entre les différentes parties prenantes.

Cette dynamique vise à consolider les capacités des systèmes de santé face aux fièvres hémorragiques virales et, plus largement, aux menaces sanitaires émergentes.
La RDC entend donc renforcer un maillon essentiel de sa réponse aux épidémies : détecter plus tôt, confirmer plus rapidement et intervenir sans délai.
Lydia Mangala


