Les difficultés liées à la paie des enseignants restent au cœur des préoccupations du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a échangé, jeudi 13 août, avec le groupe des agences chargées du paiement des salaires des enseignants afin d’examiner les problèmes qui continuent d’affecter le processus à travers le pays.
Cette rencontre intervient dans un contexte où les retards de paiement, les retenues sur salaires et certaines difficultés administratives et financières continuent de susciter des préoccupations dans le secteur éducatif.
Au cours de la réunion, plusieurs difficultés ont été passées en revue, notamment les retenues opérées sur les salaires, les résorptions, les retards de paiement ainsi que les problèmes liés au reversement des fonds.
L’objectif est d’identifier les principaux points de blocage afin d’améliorer la qualité du service de paie et surtout de réduire les délais auxquels sont confrontés les enseignants dans plusieurs régions du pays.
Pour le ministère, la régularité et la fiabilité de la paie constituent un élément essentiel dans l’amélioration des conditions de travail des enseignants et, par conséquent, dans la stabilité du système éducatif.
Prenant la parole au nom du groupe des agences payeuses, Jean Steve Tshienda, délégué de Rawbank, a indiqué que cette rencontre faisait suite aux travaux déjà engagés avec la Direction nationale de contrôle, de gestion et de rémunération des enseignants (DINACOPE).
Il a expliqué que la ministre d’État avait demandé aux agences concernées de prendre les dispositions nécessaires pour accélérer le paiement et améliorer la qualité du service offert aux enseignants.
Cette orientation traduit la volonté du ministère de renforcer la coordination entre les différents intervenants dans la chaîne de rémunération et de trouver des réponses concrètes aux difficultés constatées sur le terrain.
Au terme des échanges, des recommandations doivent être formulées et transmises au Gouvernement. Elles devraient contribuer à corriger les dysfonctionnements identifiés et à améliorer durablement le processus de paiement des enseignants.
Il est également question de renforcer la transparence et l’efficacité de la chaîne de paie afin que les rémunérations parviennent aux bénéficiaires dans les meilleures conditions.
Cette démarche entre dans les efforts engagés par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté pour améliorer la gouvernance du secteur et créer de meilleures conditions de travail pour les enseignants, acteurs essentiels de la qualité des apprentissages en RDC.
Lydia Mangala


