La première promotion de la formation des formateurs professionnels et gestionnaires qualifiés du préscolaire vient de franchir une nouvelle étape. Trente et un participants ont reçu, le lundi 10 août, leurs brevets au Centre entrepreneurial de l’ISP-Gombe, à l’issue d’une formation spécialisée consacrée au renforcement des compétences des professionnels de la petite enfance.
Organisée en partenariat avec l’Organisation mondiale pour l’éducation préscolaire en République démocratique du Congo (OMEP-RDC) et l’Agence pour la promotion de l’enseignement (APE), cette formation entend répondre aux besoins croissants en matière de gouvernance, de gestion et de pilotage des établissements préscolaires.
Pendant leur parcours, les participants ont été formés sur plusieurs domaines essentiels à la bonne administration des établissements scolaires. La gouvernance scolaire, la gestion administrative et financière, le pilotage pédagogique, le leadership et la communication figuraient notamment parmi les modules dispensés.
La formation a également intégré les enjeux liés à la transformation numérique, avec l’utilisation des outils numériques et l’intelligence artificielle appliquée à la gestion des établissements scolaires.
Une orientation qui ambitionne d’adapter les compétences des gestionnaires aux nouvelles exigences du système éducatif, tout en favorisant une gouvernance davantage structurée, transparente et orientée vers les résultats.
Présidant la cérémonie de clôture, le directeur de cabinet de la directrice générale de l’ISP-Gombe, Lefranke Mbo Basil, a insisté sur l’importance de disposer de cadres capables de répondre aux défis actuels de l’éducation.
« Les défis auxquels notre système éducatif est confronté exigent aujourd’hui des gestionnaires compétents, capables d’assurer une gouvernance efficace et transparente, ainsi qu’un pilotage stratégique orienté vers l’amélioration des apprentissages », a-t-il déclaré.
Il a invité les lauréats à poursuivre leur développement professionnel et à mettre les compétences acquises au service de leurs différents milieux de travail.
Pour Michel Otto, président de l’OMEP-RDC et coordonnateur de l’APE, cette session avait pour ambition de préparer des professionnels appelés à assumer des responsabilités dans la gestion des établissements préscolaires, mais aussi dans la formation des différents acteurs pédagogiques et éducatifs.
La formation a bénéficié de l’intervention de professeurs, de chefs de travaux ainsi que d’experts nationaux et internationaux, permettant aux participants de confronter les enseignements théoriques aux réalités du terrain.
Le professeur Beya Laurent, représentant des formateurs, a pour sa part souligné que l’objectif dépassait la simple transmission de connaissances.
« Notre mission consistait non seulement à transmettre les connaissances, mais aussi à susciter une nouvelle vision du leadership scolaire », a-t-il expliqué.
Cette approche place ainsi la responsabilité du gestionnaire au-delà de la seule administration. Il s’agit également de créer un environnement favorable à l’apprentissage, d’accompagner les équipes éducatives et de contribuer à l’amélioration des résultats scolaires.
Au nom des participants, Frasie Yowa a salué l’engagement des autorités et des partenaires ayant contribué à la mise en œuvre de cette formation.
« Pour transformer une société, il faut d’abord transformer ceux qui forment. Chaque formation est une réponse à un besoin réel », a-t-elle déclaré.
Avec la remise de ces 31 brevets, les lauréats sont désormais appelés à traduire les compétences acquises dans leurs pratiques professionnelles et à devenir, à leur tour, des acteurs de transformation dans le secteur préscolaire.
Cette initiative intègre le troisième principe directeur du Plan quinquennal 2024-2029 du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, consacré au renforcement continu des compétences des enseignants et des cadres éducatifs.
Il est maintenant important de construire progressivement un corps éducatif mieux préparé aux exigences de la gouvernance moderne, du numérique et du leadership, avec pour finalité l’amélioration de la qualité des apprentissages dès les premières années de la scolarité.
Lydia Mangala


