Plus de 300 acteurs du préscolaire venus de plusieurs provinces éducationnelles de la République démocratique du Congo, ainsi que des délégations de l’Angola et du Congo-Brazzaville, prennent part à une session de renforcement des capacités consacrée à la connaissance de soi et à l’amélioration des pratiques éducatives.
Lancée le mardi 11 août 2026 par le Service national de formation du personnel enseignant (SENAFOR Préscolaire), la formation se déroule dans la salle du Lycée Ntuni-Weni, dans la province éducationnelle de Kinshasa-Mont-Amba. Elle s’inscrit dans le cadre de la quatrième édition de la Grande Fête du Préscolaire, organisée autour du thème : « Bien se connaître pour mieux s’occuper des enfants du préscolaire ».
Durant cinq jours, les participants sont appelés à interroger leurs pratiques et à renforcer leurs compétences autour de plusieurs thématiques, notamment la connaissance de soi, la gestion des émotions, la communication, la compréhension de l’environnement de l’enfant et l’attitude professionnelle dans l’encadrement de la petite enfance.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Saidia Feleza Lusangi Félicien, inspecteur général adjoint chargé de la coordination de l’Inspection générale, représentant l’Inspecteur général. Il a réaffirmé la disponibilité de l’Inspection générale à accompagner les professionnels du préscolaire tout au long de cette session.
Les échanges mettent particulièrement l’accent sur la dimension humaine du métier d’éducateur. Pour Michel Otto, facilitateur de l’atelier, la connaissance de soi et de son environnement constitue un élément déterminant dans l’éducation des enfants.
Cette approche invite les éducateurs à s’interroger sur leur propre comportement et sur l’influence que leur connaissance ou leur méconnaissance de leurs émotions, de leurs limites et de l’environnement de l’enfant peut avoir sur l’apprentissage et le développement de celui-ci.
Les discussions ont ainsi permis aux participants de partager leurs expériences professionnelles et d’identifier certaines pratiques susceptibles d’avoir une influence négative sur le comportement et l’épanouissement des enfants.
Pour les participants, cette formation constitue également un espace de remise en question et d’apprentissage. L’IPAS de Sankuru 1 a notamment insisté sur l’importance de mieux comprendre l’environnement dans lequel évolue l’enfant.
De son côté, Eugénie Ikombo, de l’IPAS Kasaï 2, estime que le thème permet aux éducateurs de mieux cerner leur rôle et d’adapter leur comportement à l’état psychologique et à l’environnement de chaque enfant.
Onasis Mwewa, directrice dans le Haut-Katanga, souligne pour sa part l’intérêt de cette session dans la prise de conscience des limites et des responsabilités qui accompagnent le travail des professionnels de la petite enfance.
Ces différents témoignages traduisent un même enjeu : améliorer l’accompagnement de l’enfant passe aussi par une meilleure préparation de ceux qui l’encadrent.
La présence de délégations venues de l’Angola et du Congo-Brazzaville donne également à cette quatrième édition une dimension sous-régionale. L’objectif est de favoriser le partage d’expériences et la circulation des bonnes pratiques dans le domaine de l’éducation préscolaire.
Les acteurs du secteur entendent contribuer à une prise en charge plus adaptée des enfants, en plaçant au centre de l’éducation la compréhension de leurs besoins, de leurs émotions et de leur environnement.
Les travaux se poursuivent jusqu’à la fin de la semaine. À leur terme, l’ambition est de voir les participants repartir avec des outils concrets susceptibles d’améliorer leurs pratiques quotidiennes et, au-delà, de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’éducation de la petite enfance en RDC et dans les pays participants.
Lydia Mangala


