Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC) entend renforcer sa communication institutionnelle afin de mieux accompagner la mise en œuvre de son Plan quinquennal 2024-2029. Un atelier consacré à l’élaboration d’une politique générale de communication, d’une stratégie sectorielle et d’un plan opérationnel chiffré a été lancé mardi à Kinshasa par le Secrétaire général à l’Éducation nationale, Juvénal Sanga Kaubo.
Organisées par la Direction de Gestion de la Communication (DGC), les assises se tiennent du 11 au 15 août et réunissent 45 participants issus des structures centrales et déconcentrées du ministère, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, ainsi que des professeurs et experts en communication institutionnelle.
L’objectif est de doter le MINEDU-NC d’un cadre cohérent permettant de mieux informer, mobiliser et rendre compte autour des réformes engagées dans le secteur éducatif.
Au cœur des travaux figure l’élaboration de trois instruments majeurs notamment une Politique générale de communication institutionnelle, une Stratégie de communication couvrant la période 2024-2029 et un Plan opérationnel chiffré.
Ce dernier devra notamment préciser les actions prioritaires, les résultats attendus, les indicateurs de performance, les budgets, les responsabilités ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation. L’ambition est ainsi de dépasser une communication limitée à l’accompagnement des événements pour installer une véritable gouvernance de la communication publique.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur Chef de Service de la DGC, Jean Jeef Mwanza, a salué l’engagement de la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, en faveur de cette démarche. Il a plaidé pour une communication institutionnelle davantage structurée, anticipative et alignée sur les priorités du ministère.
Pour Juvénal Sanga Kaubo, la communication ne constitue plus un simple outil d’information. Elle doit désormais participer pleinement à la gouvernance du secteur, à la transparence, à la redevabilité et à la mobilisation des différents acteurs de l’éducation.
Les participants sont appelés à réfléchir à la manière de renforcer la communication autour des principaux chantiers du ministère. La gratuité de l’enseignement primaire, la professionnalisation des enseignants, la transformation numérique, l’éducation en situations d’urgence, l’alimentation scolaire et la promotion des valeurs de la Nouvelle Citoyenneté figurent parmi les priorités identifiées.
L’enjeu est également de rapprocher davantage le ministère des communautés scolaires et des citoyens. Dans un environnement marqué par la circulation rapide de l’information sur les réseaux sociaux, les autorités éducatives veulent renforcer leurs capacités de réponse face à la désinformation et aux fausses informations.
Cette nouvelle orientation devrait favoriser une communication fondée davantage sur l’écoute, l’interaction et la participation citoyenne. Il ne s’agit donc plus seulement de transmettre des messages, mais également de comprendre les préoccupations des enseignants, des élèves, des parents et des autres acteurs du système éducatif afin d’adapter les réponses institutionnelles.
Pendant cinq jours, les participants devront ainsi poser les bases d’un dispositif appelé à accompagner l’ensemble du Plan quinquennal 2024-2029. L’approche recherchée vise à assurer une cohérence entre les priorités éducatives, les messages institutionnels, les publics ciblés et les moyens mobilisés.
À terme, le MINEDU-NC devrait disposer d’un cadre stratégique unique, accompagné d’une feuille de route opérationnelle, d’un budget indicatif et d’un mécanisme de suivi-évaluation.
Le ministère veut faire de la communication un véritable instrument d’accompagnement des réformes. Dans un secteur aussi vaste et sensible que l’éducation, mieux communiquer revient aussi à mieux expliquer les changements, renforcer la confiance des acteurs et favoriser leur adhésion aux transformations engagées.
Lydia Mangala


