Après trois jours consacrés aux échanges, aux masterclass et aux ateliers pratiques, la deuxième édition de la Semaine de l’Étudiant a entamé sa dernière journée, jeudi 13 août 2026, au Silikin Village à Kinshasa. Dans son mot d’ouverture, le coordonnateur Joyce Masiala Kandolo a salué la mobilisation des étudiants et présenté cette ultime journée comme une étape destinée à concrétiser davantage la vision portée par les organisateurs.
« Trois jours d’une intensité incroyable. Trois jours de débats passionnants, de masterclass, d’ateliers pratiques et de rencontres qui ont transformé notre manière à nous tous de voir l’avenir universitaire et professionnel », a-t-il rappelé.

Pour Joyce Masiala, ces assises n’ont pas seulement permis de transmettre des connaissances aux étudiants. Elles ont également offert aux organisateurs l’occasion de mieux comprendre les aspirations d’une jeunesse qu’il décrit comme motivée, engagée et désireuse de changer le récit souvent associé à la jeunesse congolaise.
« Nous avons découvert une jeunesse motivée, une jeunesse focus vers l’essentiel », a-t-il souligné.

Placée sous le thème « Études universitaires et capital humain à l’ère du numérique », la deuxième édition de la Semaine de l’Étudiant a réuni pendant quatre jours étudiants, professionnels, entrepreneurs, enseignants et responsables publics autour des questions liées à la formation, à l’employabilité et à la transition vers le monde professionnel.
La dernière journée a été marquée par la présentation officielle de la Maison de l’Étudiant, une initiative conçue pour répondre aux différentes préoccupations rencontrées par les jeunes durant leur parcours universitaire.
Présentant le projet, Joyce Masiala a expliqué que la réussite universitaire ne se limite pas aux cours et aux examens. Elle repose également sur l’accompagnement, l’épanouissement personnel, les rencontres et la préparation à la vie professionnelle.
« La Maison de l’Étudiant, c’est bien plus qu’un simple bâtiment ou un simple cadre administratif, c’est le cœur battant de la vie étudiante », a-t-il expliqué.

L’initiative se veut ainsi un espace d’accompagnement et d’orientation où les étudiants pourront trouver des réponses à leurs préoccupations, bénéficier de conseils et être soutenus dans certaines démarches liées à leur parcours.
Pour le coordonnateur, la Maison de l’Étudiant doit également devenir un espace capable de faire émerger les initiatives et les talents des jeunes. Les projets culturels, l’engagement associatif, l’entrepreneuriat ou encore les initiatives citoyennes pourront y trouver un cadre permettant de passer de l’idée à l’action.

« Nous voulons être également un récupérateur d’initiatives et de talents », a-t-il déclaré.
Outre l’accompagnement individuel, le projet entend créer un véritable espace de vie et de cohésion. L’objectif est de permettre aux étudiants de se rencontrer, d’échanger, de créer des réseaux et de développer des relations qui pourront se poursuivre au-delà de leur parcours universitaire.

« Offrir à chaque jeune un environnement où il ne se sent jamais isolé, mais au contraire soutenu, valorisé et propulsé vers l’excellence », a indiqué Joyce Kandolo en présentant l’ambition du projet.
Selon lui, la Maison de l’Étudiant est portée dans une dynamique qui dépasse la seule organisation de la Semaine de l’Étudiant. Il l’a présentée comme une initiative de TBC Academia, appelée à compléter les structures déjà existantes en matière d’accompagnement des jeunes.
Mais pour que cette initiative puisse produire pleinement ses effets, Joyce Masiala estime que son appropriation par les étudiants et l’implication des autorités restent essentielles.
« Cette Maison de l’Étudiant aura son sens, prendra sa lumière uniquement si vous, les jeunes, vous vous appropriez de cela », a-t-il insisté.

L’ambition est notamment de faire de l’insertion professionnelle des jeunes une réalité plutôt qu’un simple discours.
« L’objectif commun est de bâtir la Maison de l’Étudiant pour l’étudiant congolais afin que son insertion professionnelle ne puisse plus être simplement un slogan, mais une réalité », a-t-il déclaré.

Le projet se veut enfin pratique et accessible. Joyce Masiala a invité les étudiants présents à se rapprocher du stand de TBC Academia afin de s’inscrire et de manifester leur intérêt pour cette nouvelle initiative.
« Nous ne vous présentons pas seulement un concept théorique ou une belle intention, nous vous présentons une structure moderne adaptée aux réalités actuelles et aux besoins réels de notre communauté étudiante », a-t-il souligné.

Joyce Masiala a rappelé que plusieurs opportunités avaient déjà été proposées aux participants au cours des quatre jours.
Certains étudiants ont ainsi obtenu des stages, des possibilités de voyage en Suisse ainsi que des formations en anglais, autant d’opportunités qui, selon lui, démontrent que la Semaine de l’Étudiant cherche à aller au-delà des échanges théoriques.

« Il y a des gens qui ont gagné des stages. Il y a des gens qui ont gagné des opportunités de voyage en Suisse. Il y a des gens qui ont gagné des formations d’anglais qu’ils auraient dû payer peut-être 1 600, 1 700 », a-t-il fait savoir.
Pour le coordonnateur, les participants doivent donc considérer les différentes activités comme des occasions d’apprentissage, de réseautage et de construction de leur avenir.

« Vous n’êtes pas venus en tant que spectateurs, vous êtes venus en tant qu’acteurs également », a-t-il lancé.
En clôturant son intervention, Joyce Masiala a encouragé les étudiants à ne pas considérer la fin de la Semaine de l’Étudiant comme la fin d’une expérience, mais comme le début d’une nouvelle étape.

« Cette fin est la vôtre afin que vous sortiez de cette deuxième édition plus aguerris, plus préparés à ce que vous affronterez lors des prochains jours », a-t-il conclu.
Cette dernière journée a transformé les acquis de la Semaine de l’Étudiant en actions concrètes et créé des passerelles plus solides entre l’université, les initiatives des jeunes et le monde professionnel.
Lydia Mangala


