Le devoir de mémoire s’est poursuivi au Mémorial du GENOCOST à Kinshasa. En visite en République démocratique du Congo, une délégation du Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK) s’y est rendue pour se recueillir en hommage aux millions de victimes des violences et crimes commis sur le territoire congolais.
Dans ce lieu dédié à la mémoire, les élus français d’origine congolaise ont marqué un temps d’arrêt devant l’histoire douloureuse du pays. Une visite qui dépasse le simple geste symbolique et qui intervient dans un contexte où la question de la reconnaissance internationale des crimes commis en RDC demeure au cœur du plaidoyer porté par plusieurs acteurs congolais.
Au Mémorial du GENOCOST, la délégation du CEFOCK a rendu hommage aux victimes des différents cycles de violences ayant endeuillé la République démocratique du Congo.
Le recueillement a également été l’occasion de prendre connaissance de cette mémoire construite autour des témoignages, des faits historiques et des conséquences humaines des conflits qui ont marqué le pays.
Pour les membres de la délégation, la transmission de cette histoire constitue un enjeu essentiel, notamment auprès des générations qui n’ont pas directement vécu certaines de ces tragédies.
La présence d’élus français d’origine congolaise au Mémorial revêt également une dimension particulière. Installés au sein des institutions locales françaises, ces représentants disposent de relais susceptibles de contribuer à faire connaître davantage la situation congolaise à l’étranger.
La visite a ainsi été présentée comme un appel à poursuivre le plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale des crimes qualifiés de génocide commis en RDC.
L’objectif est de faire de la mémoire un outil de sensibilisation et de mobilisation, afin que les victimes ne soient pas oubliées et que leur histoire puisse être portée au-delà des frontières nationales.
Le message qui accompagne cette démarche se veut direct : « Maintenant que vous savez, agissez. »
Il invite notamment ceux qui prennent connaissance de cette histoire à s’informer, à témoigner et à soutenir les initiatives visant à faire reconnaître la mémoire des victimes.
Dans cette logique, une pétition appelant à soutenir ce plaidoyer, mise en avant par les initiateurs de la démarche, est à signer ici : change.org/zzWQJp6GSx

Cette visite du CEFOCK au Mémorial du GENOCOST rappelle ainsi que la mémoire ne se limite pas au souvenir. Elle peut aussi devenir un engagement collectif pour faire connaître l’histoire, défendre la dignité des victimes et interpeller la communauté internationale.
Les élus français originaires du Congo-Kinshasa entendent donc transformer la mémoire en action et contribuer, depuis la France, à amplifier la voix portée depuis la RDC.
Lydia Mangala


